II, p
Li:S MÉ8AVKNTURKS DE M. CHOUSLK 231
ennemis de l'abbé n'ont guère à lui reprocher que le succès de son ambassade \ Il peut tout faire et tout (lire, il ne lassera jamais la bienveillance de M. Crousié. C'est toujours le curieux mimétisme que je signalais plus haut. Envers ce neveu d'adoption, M. Crousié a revêtu les tendresses de Bossuet.
On comprend alors cette sorte de rage que l'abbé Bossuet ('prouvait à Rome, quand il recevait de nouvelles preuves de vaillance et d'audace d'un lutteur qu'il croyait écrasé ! Cet homme, s'écriait-il, est « une bête féroce ». Pour nous, lecteurs modernes, nous assistons encore avec surprise à ces prodiges d'une éloquence décevante^...
Rempli, comme Bossuet d'une « résolution calme » , M. Crousié ne s'associe pas sans doute à cette rage. 11 ne l'approuve pas, mais il la comprend, autant dire (ju'il Texcuse. Si l'abbé parle comme un rustre, c'est la faute de Féiielon.
Cette faiblesse ne dépasse pas les privilèges d'un oncle de comédie. Ce qui me reste à dire est plus affligeant. Pour mieux défendre Fabbé Bossuet, M. Crousié s'est permis d'injurier sans mesure l'abbé de Chantërac, ambassadeur de Fénelon en cour de Rome^ Qu'il n'en eût pas le droit, cela est trop évident, mais je ne comprends pas qu'il en ait eu le courage. Il n'a donc pas senti la différence entre les deux hommes ! L'autre jour, un érudit et mieux encore, un délicat^ M. Griselle, reprochait doucement à l'auteur d'une thèse sur Fénelon, non pas certes une faute semblable, mais simplement, je ne sais quel rapprochement symétrique entre l'abbé Bossuet