‹ Apologie pour FénelonChapitre 121 sur 250 · L., XXIX, p · texte numérisé non relu

L., XXIX, p

4. D'Avrigny citant à ce sujet le texte même de la Relation su\ le quiétisme le commente ainsi : « Cette peinture représente pai faitement Thorrible fracas qui se fit tout à coup ; mais elle sembl^ prouver aussi qu'il ne fut pas trop naturel et qu'une infinité dj gens ne crièrent que parce qu'on les fit crier », Mémoires^ t. l'S^ 124. Du reste le scandale dura peu et l'opinion commune se res saisit vite. « M. Bossuet, qui ne l'ignora pas, nomme ce temps ni temps de tentation et d'obscurcissement... C'est ainsi que chacuj tourne les choses à son avantage. Bien des gens jugent que s'il eut un temps d éblouissement, ce fut celui où l'on fit un éclat universel et si prodigieux contre le livre des Maximes... Voilà qu'on pourrait appeler, ce semble, les jours de la séduction »| Mémoires, IV, pp. 131, 132.

il iiflirmeàcoups redoublés, que Fénelon n'eut jumais tontre lui — soit en France, soit à Rome — que le Il sens, la tradition et la vérité. Que Fénclon ait 1 des amis, que le vide absolu no se soit pas fait auteur de sa disgrâce, que les jésuites aient combattu |)()ur lui, je le reconnais avec allégresse. Rien n'est plus beau que le dévouement à une cause perdue. M lis enfin, dès avant 1699, Fénelon était un vaincu.

Quiconque regarde un peu son intérêt n'ose plus me reconnaître...

Le desservir, l'attaquer, s'acbarner à sa ruine dc(initive, c'était un moyen court de mériter les bonnes

(ices du roi. M. Crouslé n'aurait pas songe à conl;ster ces évidences, s'il avait lu de sang-froid les propres aveux de Bossuet. Ecoutons celui-ci dans sa nuïveté, j'allais dire, dans son inconscience sublime.

I.a fureur de M. de Cambrai contre moi est extrême; sa 1 ibale est terrible et ses artifices... Mais nous avons pour nous

DlKU, LA VÉHITK, LV BONNE INTENTION, LE COURAGE, LE Roi^

Madame de Maintenon, etc. K

Uetc. est de Bossuet, et en effet il ne tenait qu'à lui de prolonger le défilé de ses troupes. Mais, juste ciel, que serait-ce s'il avait une cabale à ses ordres et que peut espérer la petite armée fénelonienne contre une aussi formidable coalition? Hi in, curriôus...

Exagération, dit M. Crouslé. Vous oubliez l'extrême délicatesse du monarque.

De temps en temps le roi presse le pape, mais avec discrétion, craignant de paraître trop peser dans des questions de théologie.

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