‹ Apologie pour FénelonChapitre 122 sur 250 · L.,XXIX, pp · texte numérisé non relu

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Mais, deux lignes plus bas, obsédé par les intri-l gués camb résiennes, il renverse son château ai cartes.

D'habiles gens insinuent à ce pontife inquiet que le roi changé de sentiment, qu'il ne tient plus tant à voir le livi condamné : le Saint Père semble prêt à laisser tomber l'affairé Le procès n'aurait peut-être jamais fini si Louis n'avait, à pluj sieui's reprises, tellement gourmande la lenteur d'Innocent qu( le pape ordonna résolument de terminer^.

Que veut-on de plus? Nous dira-t-on que Bossuet n'est pour rien dans ces instances royales? Le 21 décembre 1698, il écrit à son neveu :

Les grands remèdes venant d'ici [autrefois les conciles disaient: visum estSpiritui sancto et nobis... d'ici, de la cour, l'étrange source de remèdes quand il y va de toute la religion!),., nous proposerons au roi d'écrire au Pape 2.

Deux jours après Louis XIV somme le pape d'en finir^ En mars 1698, le bruit parvient à la cour que Rome a trouvé un expédient pour mettre tout le monde d'accord. Au lieu de condamner directement le livre, on formulerait, en un certain nombre de canons, les vrais principes de la spiritualité chrétienne. Bossuet prend peur. Il estime que ces « adoucissements... mettraient toutenfeu» et compromettraient l'autorité du Saint-Siège \ Je ne vois pas bien à quelles enseignes, mais puisque Bossuet se contentera « de gémir devant Dieu du péril de la chrétienté », passons comme lui et revenons « à la con- (iance et à la prière '' ».

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