‹ Apologie pour FénelonChapitre 132 sur 250 · II, p · texte numérisé non relu

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souveraine exige tout ensemble et qu'il n'ait péché (ju'une fois et que cette unique faute reste sans excuse. Je traduis, j'explique, je ne change rien à la pensée de M. Grouslé, assuré que je suis qu'un homme si grave n'écrit point à la légère. Cela est bon pour un Fénelon.

Je ne lui opposerai que les explications embarrassées que Bossuet a lui-même données de son texte. Il proteste en effet n'avoir pas songé un quart de seconde aux sens odieux qu'une lecture perfide pouvait donner à cette comparaison. Il affirme avec cette simplicité auprès de laquelle la subtilité de Fénelon n'est qu'un jeu d'enfant :

Je n'ai donc rien avancé qui ne soit connu ou qui ne soit assurée

Qu'est-ce à dire ? Tout le monde soupçonnait et, désormais, grâce à lui tout le monde sait les secrets d'ailleurs très innocents de Fénelon et de son amie. Mais que celle-ci fut une Priscille, et celui-là un Montan, était-ce connu, était-ce assuré ?

Il faut donc que M. Crouslé choisisse : si Bossuet n'a pas parlé innocemment dans le premier texte, il a menti dans le second. Nous n'hésitons pas. Il est innocent. L'odieuse comparaison lui a échappé. Elle â jailli de sa plume ardente. Exaspéré par l'invulnérable souplesse de Fénelon, il ne se possédait plus. Il a jeté brusquement sa bonne épée des anciens jours contre M. Claude. Il prend le premier stylet venu. Il frappe et sans plus songer à l'arme empoisonnée qu'ont touchée ses mains honnêtes, il ne voit

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