‹ Apologie pour FénelonChapitre 137 sur 250 · Revue Hossuet, 25 juin 1906, p · texte numérisé non relu

Revue Hossuet, 25 juin 1906, p

2. Je le montrerai, à la fin du présent livre, l'opinion particulière de Bossuet sur ce point ne consistait pas à nier précisément la possibilité de l'amour désintéressé. Mais il avait là-dessus un petit système assez difficile à comprendre et qui compliquait singulièrement la définition de l'amour pur.

3. F., IX, p. 29. Ici encore, la difficulté n'était pas grande. Tout roulait sur l'équivoque du mot « état » que Bossuet est toujours tenté de prendre dans le sens d'habitude constante et ininterrompue. Fénelon, au contraire, emploie le mot au sens ordinaire que les mystiques lui donnent.

point sur lequel il se déclare prêt à accepter la décision de Bossuet. Il le lui répétera plus tard, à la veille du branle-bas, et sans peur d'être contredit.

Il n'y avait qu'une seule difficulté entre nous et elle faisait naître toutes les équivoques qui vous alarmaient tant K

Ce dernier mot est important. Il justifie en quelque manière l'emphase de soumission que nous regrettions tout à l'heure. Qu'on se représente en effet Tattitude réciproque de ces deux personnages pendant que durèrent les conférences. On ne discutait pas de vive voix, et pour cause. On s'écrivait. En cas d'urgence, Noailles.ou Tronson faisaient la navette entre Fénelon et Bossuet. Liés moins intimement avec celui-ci qu'avec celui-là, les deux autres commissaires n'avaient rien tant à cœur que d'empêcher une trop brusque rencontre entre les deux électricités en présence. Car le ciel était chargé d'éclairs et l'aigle au plus noir du plus noir nuage. Ces questions étaient neuves pour lui. Il s'était littéralement perdu dans les manuscrits de M'"*^ Guyon et pour comble d'irritation, voici maintenant que les mémoires de Fénelon le harcelaient comme une nuée de flèches. N'en jugez pas sur la calme et lumineuse instructio) qui fut enfantée durant ces années tumultueuses. Peuà peu tout s'est éclairci. L'ordre a succédé au chaos. Mais au début, ce noble génie déconcerté ne savait! plus où se prendre. Ajouterai-je que dès lors le cœurj n'était pas tout à fait libre — oui, puisque M. Rébel-| liau l'a dit — et rappellerai-je que, d'un autre côté,^ certaines influences sourdes excitaient Bossuet oontrej

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