Ledieu, I, pp
3. Toujours plaisant et jusque dans les sommaires, M. Crousié parle à ce propos du « silence dédaigneux de Noailles », II, 689.
278 APOLOGIE POUR PÉNELON
lorsqu'il se plaint avec tant d*aniertume que Féne* Ion prétende Tisoler de ses unanimes et n'avoir) affaire qu'à lui seul. Nous pouvons l'en croire sur le témoignage qu'il s'est rendu maintes fois : sans] révoque de Meaux, Fénelon était vainqueur etl l'Église perdue.
Rien jusqu'ici qui soit contraire au droit des gens. Mais voici qui paraîtra peut-être plus grave. Fénelon, écrit M. Delplanque,
se défend quelquefois par des moyens que la loyauté réprouve. Il a envoyé à Rome deux réponses à la Déclaration dont il n'est pas l'auteur. De l'une des deux il dit : « ... elle est vive, acre contre M. de Meaux et hardie sur le dogme. Il n'est pas mauvais qu'elle se répande à Rome, mais sans qu'on puisse soupçonner que nous y prenions aucune part. En effet, je n'en ai rien su et j'ignore absolument d'où elle vient ^ »
Il faut y regarder à vingt fois avant de mettre en question la loyauté de n'importe qui, à plus forte raison de deux gentilshommes tels que Fénelon et Chantérac. Pour faciliter la discussion de ce cas de conscience, transposons-le en langage d'aujourd'hui. Je me trouve en butte à une attaque retentissante. Soit démangeaison de parler, soit indignation contre certains procédés qui lui semblent iniques, un journaliste anonyme prend ma défense et m'envoie cinquante exemplaires du journal oii a paru cet article. Je trouve ladite prose un tantinet violente, mais bonne en somme et capable de me servir. J*ai un ami bien placé pour répandre sous le manteau cet écrit. Je lui envoie le ballot avec les recomman-