‹ Apologie pour FénelonChapitre 143 sur 250 · F., IX, p · texte numérisé non relu

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un allié de marque cette campagne offensive, je ne vois pas là de quoi crier au scandale. Allez au fond. Trois mots nous blessent dans ce paragraphe : « Dénonciation », « déférer au Saint-Office », cela, de loin sonne assez mal à nos oreilles modernes. Je ne sache pas néanmoins que, même aujourd'hui, un théologien soit perdu d'honneur pour avoir pris des initiatives de ce genre. Reste « lâcher » que je ne pardonne pas à la plume du cygne. Celle de Taigle peut tout se permettre. Le fracas de ces grandes ailes fait tout oublier. Plus noble, plus délicat, plus maître de lui, si Fénelon pèche, il n'a pas d'excuse.

Encore un stratagème, mais enfantin et très amusant :

Je vous envoie une lettre écrite comme par un anonyme... qui ramasse toutes les principales raisons. Je voudrais qu'elle ne parût point en français parce qu'on connaîtrait peutêtre mon style et que vous la fissiez traduire en latin... Il faudrait que ce fût du gros latin qu'on ne pût soupçonner de venir de moi^

A quoi tiennent nos rigueurs ? Pourquoi cette lettre me trouble-t-elle moins que la précédente? N'est-ce pas là toujours la même ruse? Oui, mais exposée avec un sourire. Ce g7^os latin m'enchante. Dans la conduite de Fénelon, il y a toujours et de propos délibéré une part de jeu. Toute cette odieuse polémique le révolte. Il ne s'y est pas résigné sans beaucoup souffrir. Mais une fois en armes, non seulement il a goûté comme pas un l'allégresse d'écrire, mais encore il a dû s'amuser par instants aux menues conspirations que la campagne rendait

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