‹ Apologie pour FénelonChapitre 145 sur 250 · L , XXX, p · texte numérisé non relu

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l'ai faite... quoique au reste il soit bien certain que j'ai • liqué cette vérité avec plus de soin que ce prélat ^

c) Textes officiels pendant la controverse.

Ici plus la moindre hésitation. Unanimité complète t'iilre les trois prélats. Rien ne les divise.

.Il' suis uni avec eux en commerce perpétuel d'une même doctrine; nos sentiments ne furent jamais différents^.

A quoi Fénelon réplique par une série d'objections, fi'tp vives sans doute, mais irréfutables.

juoi, Monseigneur, vous dites la messe et vous parlez

si! De la même main dont vous présentez sur l'autel au

i e le Fils qui est la vérité éternelle, vous écrivez que vos

itiments ne furent jamais différents de ceux de M. de

irtres! Croyez-vous, comme ce prélat, qu'on peut faire un

' d'amour « pour la bonté de Dieu en elle-même,... sans

rapport à notre propre bonheur, n'y étant excite que par

cette bonté, indépendamment de toute autre idée qui ait

rapport à nous 3? »

Bossuet a quelque raison d'écrire à son neveu : « Les derniers écrits de M. de Cambrai sont bien outrés ». Je ne goûte pas cette outrance, mais enfin la (( contrariété » entre Meaux et Chartres n'en reste pas moins plus qu'évidente, et sur le point qui, d'après Bossuet lui-même, est décisif dans tout le

1. L., XXX, p. 280. On a pu s'étonner que j'aie tenu pour excessif le passage de M. Grouslé où il est dit que Bossuet n'a jamais manqué de tact. Il ne convient pas d'appuyer sur des réserves de ce genre ; je veux pourtant qu'on sache qu'elles sont faites à bon escient. Cette dernière ligne de Bossuet n'est elle pas décisive? Pour bien des raisons, Chartres ne veut pas répondre, et il ne veut pas non plus, cela est certain, sidentifier avec Bossuet sur tous les points de docti'ine. Celui-ci pourtant, aprùs l'avoir sommé de répondre, entreprend de parler pour lui.

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