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284 APOLOGIE POUR FKNELON
débat. Du reste, Bossuet ajoute qu'il pourrai répondre, mais, dit-il, lui qui pourtant ne redoutai] pas les longs ouvrages :
Il eut fallu un trop long discours pour développer tout ceU un livre entier n'y eut pas suffit
Croyez-en plutôt Bossuet lui-même qui plus tard) dans l'intimité, un doigt sur les lèvres, avouait tout' bonnement que les trois unanimes ne furent pas toujours d'accord.
M. de Meaux ajoute que quelque sujet de plainte qu'il eut ici contre eux, il n'avait garde d'en souffler seulement un mot, parce que toute la forge de la cause étant dans leur unanimité, il n'avait pas de plus grand soin premièrement que de l'entretenir par toutes sortes de moyens, et de la faire éclater au dehors, à Rome surtout et à tout le public, pour le bien de la cause. Enfin il disait que c'était la des secrets particuliers qui devaient demeurer éternellement oubliés.
Ledieu, bavard intrépide, ajoute naïvement :
Et c'est ce que j'ai cru devoir écrire ici, l'apprenant de la bouche même de M. de Meaux^.
I 2. — Les écrits pour le peuple.
Pourquoi tant écrire, puisque le Saint-Siège est saisi de Faffaire et que d'avance l'accusé accepte la sentence de ses juges? Bon gré, mal gré, Bossuet n*a-t-il pas l'air de vouloir faire la leçon à Rome ? Calomnie, répond M. Crouslé :
Bossuet toujours respectueux envers le Saint Siège ne veut