‹ Apologie pour FénelonChapitre 148 sur 250 · L., XXIX, p · texte numérisé non relu

L., XXIX, p

I 3. — Le témoignage des protestants contre Fénelon.

J'arrive à un incident à peine remarqué, quoique révélateur entre tous. Que les textes parlent d'euxmêmes ; ils ne sont que trop lumineux.

On trouve, parmi les œuvres de Bossuet, un pelij opuscule latin qui forme à mon avis la pièce la plu noire de tout le dossier. Cet écrit, première ébauch de la future Relation^ fut envoyé à Rome dès 1697 Retenez la date. Ces quelques pages auraient perdu tout autre que Fénelon. Elles lui ont fait même à lui beaucoup de mal. Rappelons qu'à l'heure où elles furent confiées aux bons soins de l'abbé Bossuet, Fénelon n'avait encore rien écrit d'agressif. Entre autres choses plus piquantes, on y lisait ces invraisemblables paroles.

Nam a decem fere annis, eo vel maxime tempore quo in Molinosum décréta fervebanl, ipsum Fenelonum inter Guyoniœ amicos etsectœ fautores variis rumusculis recensebant; et MoLiNoso STUDENTES ANGLi PROTESTANTES, edito in Hollandia libro de ejusdem Molinosi rébus et scriptis. Fenelonum ipsu.m

EJUS OCGULTUM DEFENSOREM PR^DICABANT ^ .

Savourez ce latin. Il en est de plus « gros » quoiqu'il sente un peu Fhuile. Visiblement ces phrases n'ont pas été limées pour les délices du seul abbé Bossuet qui d'ailleurs les trouva dignes de Térence. Pour donner de l'alléchant à une feuille clandestine, « le plus simple de tous les hommes » peut se passer de leçons. Voyons ce que dit ce joli latin.

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