‹ Apologie pour FénelonChapitre 151 sur 250 · pp · texte numérisé non relu

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ne dit point que je sois quiétiste, ni fauteur de cette secte, ni en liaison avec Molinos, ni persuadé de ses principes {comme a traduit Bossuet); il veut seulement que je sois comme ces gens-là, contraire aux superstitions romaines. Mais il dit dans un autre endroit à peu près la même chose de M. de Meaux.

C'est exact. Bossuet et d'autres orthodoxes sont cités à la page 301 parmi les auteurs qui ont pu faire espérer aux protestants une prochaine réformation de l'Éghse.

Vous voyez, continue Fénelon, que tout se réduit à dire que ce retranchement des superstitions romaines auxquelles les quiétistes tendent comme les protestants, est approuvé par M. de Meaux et par M. de Grenoble .. aussi bien que par moi^

Et voilà pourtant à quelles enseignes Bossuet, dans une pièce secrète, destinée à éclairer la religion du Saint-Siège, a cru pouvoir affirmer que dès 1687 lahbé de Fénelon passait, même à l'étranger, pour un molinosiste convaincu et mihtant.

Quand le loyal historien des Variatio?is n'avait à écraser que Luther ou Calvin, il suivait une méthode plus inflexiblement loyale. Contre Fénelon, le premier pamphlétaire venu lui est une autorité suffisante. Il ne s'en tient pas là et il fausse jusqu'aux pamphlets pour leur faire dire coûte que coûte ce qu'il n'ont pas dit, ce à quoi il n'ont pas même pensé. Toujours trop « susceptible » et toujours « gémissant », Fénelon se contente de répondre :

Dieu voit et les hommes verront un jour à quoi vous avez recours pour me noircir 2.

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