‹ Apologie pour FénelonChapitre 159 sur 250 · D'Aguesseau. F., X, p · texte numérisé non relu

D'Aguesseau. F., X, p

pas examiner « de quel celé était la vérité », il n'importe. Cet examen s'impose et nous le ferons.

a) NOAILLES ET PiROT ONT-ILS APPROUVÉ LE IJVRE

DES Maximes?

Fénelon l'affirme. Noailies veut paraître le nier^ PiroL, moins chatouilleux sur le point d'honneur et )lus sage, ne répond rien qui ne confirme les déclarations formelles de Fénelon et prend sa revanche en censurant le livre qu'il avait d'abord trouvé « tout d'or ». Congédions ce personnage à Téchine souple K Un Noailies, même quand il ne donne à Fénelon qu'un démenti assez piteux, doit nous retenir. Je ne vois d'ailleurs personne aujourd'hui qui ose prendre franchement la défense de Noailies sur ce point. Tout Teffort des bossuétisles se tourne à réduire la portée de TapprobaLion. L'archevêque importuné par Fénelon lui aurait dit : Allons, très bien, très bien, mon cher ami, et maintenant parlons d'autre chose. Voici en deux mots nos preuves : 1° au lendemain de cette approbation — et longtemps avant l'éclat — Fénelon afîirme plusieurs fois le fait dans ses lettres. Il en parle notamment à M. Tronson qui suivait l'affaire de près, et qui voyait souvent Noailies. Le mensonge aurait fait long feu ; 2'^ la page latine pleine de précisions et de détails concrets oii Fénelon rappelle à Noailies tout ce qui s'est passé à ce sujet-; 3° l'em-

1. iM. Urbain a épuisé la question [lie vue d'hisloiie littéraire de la France, 15 juillet 1896). G est là un article capital où la pleine franchise de Fénelon sur plusieurs points contestés est établie par le témoignage même du D' Pirot.

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