Relation, II, p.p. -158, l
22 APOLOGIE l'OUR FFONELON
par 1(^8 mauvais plaisants de France et de Rome. A la vérité, ses adversaires publics ont souvent écrit qu'ils ne croyaient pas M. de Cambrai coupable des K abominations » quiétistes. Mais dire cela, môme avec la meilleure foi du monde, n'était-ce pas déjà infiniment grave? Et puis, les actes furent-ils toujours d'accord avec les paroles, et puis n'appelat-on jamais les hommes de la police des mœurs au secours des théologiens qui examinsiieniles Maximes? Nous verrons bien. Pour l'instant^ qu'un mot me suffise. La fatale équivoque entre les deux sens du mot : quiétisme, entre les images que ce mot évoque, plane sur toute l'histoire que nous avons à raconter*.
1. Des Innombrables erreurs que tout le monde répète de confiance sur les origines du quiétisme français, il en est une au moins que je tiens à relever. On fait tout remonter d'ordinaire à l'intluence de Molinos, laquelle fut nulle sur la plupart des quiétistes français. La pratique facile, de Malaval, est de 1664. La guide, de Molinos, de 11 ans plus tard (1675). Cf. la précieuse notice de l'abbé Dassv : Malaval, l'aveugle de Marseille. [Mémoires de Vacadëinie de Marseille, 1868-1869.) Dans V Instruction sur Its états d'oraison, Bossuet se montre vis-à-vis de Malaval d'une injustice vraiment criante. Ceux qui connaissent la vie et les œuvres de cet admirable provençal ne me contrediront pas.