‹ Apologie pour FénelonChapitre 161 sur 250 · F., II, pp. 520 sq · texte numérisé non relu

F., II, pp. 520 sq

3. M. Urbain a traité ce sujet dans un article de la Quinzaine (l"" août 1903). J'arrive aux mêmes conclusions que lui par une voie à peine différente.

f)iiisse attacher à cette phrase, il est certain que ce mot

comme » suffît à exclure toute idée de confession sacramentelle. La quasi-confession proposée au pape, la quasi-confession faite à Bossuet sont de même nature. Aucune équivoque n'est possible là-dessus.

L'écrit qui contenait la quasi-confession de Fénelon avait été remis entre les mains de Bossuet vers la fm de janvier ou dans lés premiers jours de février 1695, pendant les conférences d'Issy^ On {)ense bien que je n'ai pas retrouvé ce papier. Mais M. Masson et moi, dûment réconciliés, nous pourrions sans trop de peine le reconstituer avec beaucoup de vraisemblance. De quoi s'agissait-il en effet et pourquoi Fénelon, approuvé par M. Tronson, voulait-il faire à Bossuet cette ouverture de conscience? On discutait de leurs théories mystiques à madame Guyon et à lui. En bon pragmatiste qu'il fut toujours, et du reste déconcerté par la soudaine révélation des subtilités mystiques, Bossuet simplifiait le débat en jugeant la doctrine d'après les conséquences pratiques. C'était bien aussi par un argument du môme ordre qu'inversement Fénelon se rassurait lui-même sur l'excellence de la doctrine. ' 'US deux jugeaient l'arbre sur les fruits, Bossuet

ir les fruits possibles, lointains, et, si j'ose dire, logiques ; Fénelon sur les fruits réels, sur ses propres expériences de dirigé et de directeur. Que plusieurs chapitres de Técrit confidentiel aient été consacrés lux relations entre Fénelon et son amie, pour moi

la ne fait aucun doute. Le petit mot sur le projet

Page 1