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celui-ci avait confié à ses juges une sorte de confession générale. Tout fait donc à M. de Meaux un devoir de se taire. Pourquoi parle-t-il? » — On entend bien que de tels propos n'arrivaient pas droit en bloc à Bossu et, mais par bribes et après vingt détours. A-t-il voulu se défendre contre ces accusations vagues? Encore une fois tout ceci n'est que conjecture. Une chose est certaine. Bossuet a parlé le premier, du moins en public. Voyons comment.
B. — C'est dans la Relation et en deux endroits. Il transcrit d'abord, sans en rien effacer, la lettre qui contenait le fameux passage.
Quand vous le voudrez — lui avait écrit Fénelon en décembre 1694 — je vous dirai comme a un confesseur tout ce qui peut être compris dans une confession générale de toute ma vie et tout ce qui regarde mon intérieur ^...
Puis, après avoir longuement parlé d'autre chose, Bossuet revient à cette lettre.
On a vu DANS UNE DE SES LETTRES QU'iL S'ÉTAlT OFFERT A ME FAIRE UNE CONFESSION GÉNÉRALE : IL SAIT BIEN QUE JE n'AI JAMAIS ACCEPTÉ CETTE OFFRE. ToUT CE QUI POURRAIT REGARDER DES SECRETS DE CETTE NATURE SUR SES DISPOSITIONS INTÉRIEURES EST OUBLIÉ ET IL n'en SERA JAMAIS QUESTION'^.
Voici le passage critique, la « précaution innocente », le corps même du délit. Je supplie le lecteur de renouveler son attention et de regarder à la loupe tous les mots de cette phrase.
Voyez d'abord de quelle curieuse façon il résume la lettre de Fénelon. Ne lui fait-il pas dire ce qu'elle n'avait jamais dit? Fénelon s'offrait à lui parler