‹ Apologie pour FénelonChapitre 165 sur 250 · Helation, sect. III, n» 13 ; L., XX, p · texte numérisé non relu

Helation, sect. III, n» 13 ; L., XX, p

312 APOLOGIK POUR FÉNELON

COMME A UN CONFESSEUR *. co n'est pas là, mais pas du tout, s'offrir à faire une confession géniîbale. La dangereuse équivoque sur laquelle va bientôt rouler le débat et qui permettra h l'éloquence de Bossuet de mettre toutes voiles dehors, ce n'est donc pas Fénelon qui en porte la responsabilité devant l'histoire. De confession sacramentelle ou non, il n'avait rien dit au public. Bossuet publie une lettre oii on lui offre une confession non sacramentelle et conclut qu'on lui a offert une confession sacramentelle. Est-ce clair?

On devine aisément le pourquoi de cette malheureuse substitution. De ce chef, Bossuet se trouve en mesure d'affirmer qu'il n'a jamais accepté cette offre. 11 est constant que Fénelon ne s'est pas confessé à lui au sens propre du mot. « Votre art, lui dira bientôt son adversaire, est de réfuter ce que je n'ai pas dit, pour pouvoir nier un fait imaginaire ^ » Oui, et tout en niant un fait imaginaire, de supprimer un fait réel, car c'est bien là, quoiqu'il en soit des intentions de Bossuet, ce qu'obtiendra la « précaution innocente » si lesfénéloniens ne font bonne garde.

Comment expliquer les trois lignes qui suivent. Oubliez qu'elles sont de Bossuet, ne les trouveriezvous pas incohérentes? Pour oublier « des secrets de cette nature », il faut bien les avoir reçus et Bossuet déclare ne les avoir pas reçus. S'il « n'en sera jamais question », c'est donc qu'à la rigueur il pourrait en être question.

C. — Réponse de Fénelon à ce passage (Réponse à la Relation). — A la première lecture qu'il fit de

Page 1