‹ Apologie pour FénelonChapitre 166 sur 250 · F., III, p · texte numérisé non relu

F., III, p

LA DUPLICITK PRÉTENDUE DE KÉNELO.N M'.i

la Relation^ Fénelon ne semble pas avoir soupçonné l'oquivoque. Dans les notes qu'il écrit à la hâte sur It'r^ marges du livre et qui sont l'ébauclie vive et sans fard de sa prochaine réponse, il écrit à deux

loprises :

le la lui ai donnée par écrit cette confession générale de i 'ute ma vie, où j'ai misions mes péchés et toutes mes dispositions intérieures...

M. de Meaux doit avoir oublié que je lui ai laissé quelque iiipsPAR ÉCRIT une confession générale de toute ma vie K

Peu après, écrivant pour le public, voici comme il commente les deux passages de la Relation :

Il sait bien que je n'ai pas accepté cette offre... » Pour oi, je déclare qu'il l'a acceptée et qu'il a gardé quelque temps MON ÉCRIT. Il BU parle même plus qu'il ne faudrait... La vuilà, cette confession générale sur laquelle il promet d'oublier tout et de garder à jamais le secret. Mais est-ce le garder fidèlement que de faire entendre qu'il en pourrait parler et de se faire un mérite de n'en parler pas, quand il s'agit du quiétisme^?

Le lecteur se doute-t-il qu'il vient d'assister à un spectacle assez piquant : Fénelon deux fois en faute. La première de ces fautes me ravit. Il n'a donc pas vu le piège que Bossuet lui avait tendu. Celui-ci en effet semblait bien avoir voulu que le mot de confession fut pris au sens rigoureux. J'ai dit pourquoi. Or Fénelon ne devine pas le mouvement tournant que son antagoniste semble préparer. « Par écrit m^ « par écrit », « mon écrit », il parle, lui, toujours de la confession telle qu'il l'avait faite, c'est-à-dire d'une quasi-confession. Il est surprenant que ses défenseurs

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