Réponse inédite, pp
officiels, Bausset par exemple, n'aient pas remarqué cette maladresse de Fénelon, lequel non seulement n'a pas voulu parler ici de confession sacramentelle, mais encore ne s'est pas même aperçu que Bossuel en parlait déjà. La seconde faute a été de supposer à Bossuet plus de malice perfide que celui-ci n'en avait conçu. Gomme le dit un contemporain, « il n'y a pas d'apparence qu'il (Bossuet) ait voulu insinuer... que, s'il pouvait découvrir ce qu'il savait par la voie de la direction^ M. de Cambrai ne s'en trouverai! pas bien^ » Bossuet avait, bien une arrière-pensée mais pas celle-là. Il cherchait plutôt à se défendre qu'à charger son adversaire. Au lieu de dénoncer une telle perfidie dans la phrase incriminée, Fénelon aurait dû se contenter de relever l'indélicatesse du procédé ; il aurait ainsi étouffé dans l'œuf la petite manœuvre qui se préparait.
D. — Riposte de Bossuet'^. — Elle est écrasante, bien qu'elle ne me paraisse pas également belle de tous points. Non, ces quatre lourdes pages ne son pas parfaites. Lourdes, embarrassées, elles s'achô vent sur un mouvement qui n'est pas exempt d( déclamation et qui rappelle de trop près les grandî éclats de la cour d'assises. On sait d'ailleurs que tou ce fracas resta presque sans écho. Il y a là néan^ moins une trouvaille de génie — je vous dis qu'ei vérité nous Taimons plus que vous, ô bossuétistes — c'est le paragraphe 12 oii ce merveilleux lutteur, du ton le plus bonhomme et comme s'il faisait un