‹ Apologie pour FénelonChapitre 170 sur 250 · F., m, pp · texte numérisé non relu

F., m, pp

On ne vous arien offert de ce genre, et vous le savez. D'une quasi-confession On vous l'a offerte, vous l'avez reçue. Quelle que soit votre réponse, Fénelon a cause gagnée ^

11 est, je pense, inutile d'aller plus loin. Bossuet a bien essayé de répondre, mais du dilemme auquel tout se ramène, naturellement il ne dit rien. Retenons les deux dernières lignes de ces pages douloureuses, écrites par une main défaillante et dictées par une dialectique aux abois.

En tout cas, quand j'aurais péché très légèrement contre la prudence, ce que pourtant je ne sens pas, l'on n'y peut attacher le crime d'une confession révélée"^.

i. P. 450. Si la question, qui est d'une simplicité extrême, a pu s'embrouiller au point de devenir un véritable labyrinthe, c'est 1° que l'on fait invinciblement crédit à Bossuet. 11 parait impossible qu'un homme ordinairement si sage s'emporte à ce point. Puisqu'il reproche à Fénelon de lui avoir imputé un crime abominable, Fénelon doit être plus ou moins coupable. Oubliez un instant que c'est Bossuet qui parle. Pesez le problème en lui-même et vous acquitterez Fénelon ; 2° C'est aussi que toute la discussion porte sur une pointe d'aiguille, la différence, à peu près inconnue aux laïques entre « se confesser » et dire ses fautes <« par écrit, comme à un confesseur » Pour un prêtre, la dilhculté n'existe pas et c'est de deux prêtres qu'il s'agit « 11 faut, dit M. Grouslé, être quelque peu théologien pour saisir du premier coup la ditférence. Pour le commun d?.s lecteurs, il n'y a pas d'ambiguïté. Bossuet a reçu la confession de son adversaire et il en a violé le secret » (II, 519). Ce qui revient à dire que pour discuter un problème théologique, il faut savoir la théologie. En tout cas, dès que Fénelon a compris le parti que Bossuet voulait tirer de l'équivoque fondamentale, il a donné tous les éclaircissements nécessaires. Pour expliquer en partie l'attitude de Bossuet, il faut recourir une fois de plus à cette extraordinaire faculté d'oubli dont la discussion qui va suivre nous donnera une preuve si accablante. Il écrivait pendant la controverse à une de ses pénitentes : « Ce que dit M. de Cambrai sur le sujet de la confession est incompréhensible, ma tSUe ; il sait bien en sa conscience que je ne l'ai jamais confessé. Je ne sais ce qu'il veut dihede sa co.nfession par éckit. Il n'articule rien de net. » G., XI, p. 500.

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