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ô2ï APOLOGIE POUR FENELON
à qui tous les cartons de Saint-Sulpice ont été ouverts, aurait pu s'en convaincre lui-même s'il avait su lire. Mais ayant bu la coupe de l'assoupissennent, comme parle Bossuet, il n'avait pas trouvé la preuve claire et décisive de la sincérité de Fénelon. Il a fallu que Saint-Sulpice parlât lui-même et de façon à convaincre les plus obstinés. A deux reprises, en avril 1899, dans le Bulletin des anciens élèves, et en juin 1906, dans la Revue Bossuet, M. Levesque a tout dit. La chose est désormais plus que certaine : Fénelon n'a pas menti.
IL EST PROUVE QUE TRENTE ARTICLES ET NON TRENTE-QUATRE FURENT PRÉSENTÉS d'aBORD ET MAL ACCUEILLIS, QU'eNSUITE TRENTE- TROIS, APRÈS LES ADDITIONS FAITES DANS LE SENS RÉCLAMÉ, FURENT PRÉSENTÉS A VERSAILLES AUSSI ET BIEN REÇUS ET QU'eNFIN LE TRENTE-QUATRIÈME FUT AJOUTÉ, NON A VERSAILLES, MAIS A IsSY MÊME, AU MOMENT DE LA SIGNATURE "*.
Tout commentaire serait inutile et indécent, mais pourquoi faut-il que M. Levesque lui-même ait accompagné d'un commentaire inacceptable le témoignage, que dans sa parfaite loyauté, il vient de rendre à Fénelon ? Je ne suis pas M. Crouslé et ma plume se briserait plutôt que d'écrire que Bossuet a menti. Mais enfin pour Fhonneur de Fénelon et celui dej Bossuet, je ne puis admettre, que sur une question de fait, le débat auquel nous venons d'assister se réduisej à une chicane ridicule. On a entendu les affirmations^ vingt fois répétées, catégoriques, cinglantes, méprisantes que Bossuet oppose triomphalement à son adversaire. On a vu, et M. Crouslé nous a redit lui-j même, la portée considérable de cet incident. Or voici j