‹ Apologie pour FénelonChapitre 189 sur 250 · P. DE LA Broise : Bossuet et la Bible, p · texte numérisé non relu

P. DE LA Broise : Bossuet et la Bible, p

subtilité, « Bossuet coupera court aux subtilités » ; eh bien! c'est tant pis pour lui. Fénelon n'est pas un enfant qu'on fait taire d'un coup de férule. Pourquoi donc tant écrire, puisqu'il était si commode de couper court? Bossuet s'en flatte pourtant. C'est là son arme maîtresse.

Les subtilités où se jettent ceux qui ont émis la dispute seront une marque aux hommes droits et sensés qu'on s'est éloigné par de vains raffinements de la simplicité et de l'Évangile ^ .

Il y a loin des canons de Trente à la simplicité de l'Évangile, comme de la splendeur du chêne à la petitesse du gland. Que tout se résolve en cette divine petitesse, qui le nie, mais le grain de sénevé a grandi et couvre de ses rameaux toute la terre. Pour savoir si telle branche qu'on m'en présente tient à la racine primitive ou n'est qu'une excroissance parasitaire, je ne me contenterai pas de comparer l'opulence de l'un à l'humilité de l'autre. Je ne sais pas si Bossuet se trompe ou non sur le fond de la controverse : je dis que sa preuve m'étourdit sans m'éclairer. A la prendre au pied de la lettre elle nous ferait douter de tout. Mettons-la en forme :

Un esprit subtil est un esprit faux; Or Fénelon est subtil. Donc

Changez un mot, vous verrez oii l'on nous mèn( Or Saint Augustin est subtil.

Oh ! je vous entends : il y a une bonne subtilité celle d'Augustin, et une mauvaise, celle de Féneloi A merveille, mais nous voilà sur la pente des distin(

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