‹ Apologie pour FénelonChapitre 196 sur 250 · Bibliolhèijue critique, IF, p. 13o · texte numérisé non relu

Bibliolhèijue critique, IF, p. 13o

2. Inslruction sur le N. Testament de H. Simon^ G., V. p. '.Vô.

382 APOLOGIE POUR PÉNELON

les mages l'aient adoré, nous ne sommes pas siirs non plus de l'adorer en leur compagnie. Mais, outre que Simon ne décide rien sur ce problème, ne voiton pas que la plupart des lecteurs, appuyas sur la parole d'un évêque aussi grave, aussi incapable de passion, resteront persuadés que ce Simon est un mécbant homme qui veut nous empêcher de prier devant la crèche? Laissons la parole à ce dangereux négateur du plus sacré de nos dogmes.

De quelque manière qu'on explique le mot d'adorer au ch. II de saint Matthieu, tous les orthodoxes tiennent pour certain que Jésus-Christ étant Dieu et égal en toutes choses à son Père, il doit être adoré du culte de latrie. Savoir maintenant si les mages Tout adoré de ce culte, c'est une question qui n'est qu'accessoire et qui ne peut être décidée par le texte de l'Évangile ^.

Voilà un homme qui ne brouille pas tout. Dites qu'il raffine et que les divers sens du mot « adorer » ne vous touchent point. Rien de mieux, mais laissez les critiques faire leur humble métier. Vous n'êtes sensible qu'à ce qu'ils détruisent, vous ne voyez pas que leur exigence méticuleuse ajoute une solidité de plus aux fondements de la foi. Richard Simon ne se propose ni d'édifier ni de scandaliser la sœur Cornuau qui ne lira jamais ses notes et qui le tiendra pour un diable sur la parole de M. de Meaux. Or, c'est là précisément que ce dernier se laisse prendre en flagrant délit de sorcellerie oratoire. 11 ramenait tantôt un des problèmes les plus délicats de la mystique à une question de gros bon sens ; voici maintenant que jugeant la critique savante des textes sur

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