‹ Apologie pour FénelonChapitre 21 sur 250 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

MADAME &UYON

On me demanda — c'est M^'' Guyon qui parle — qui était mon confesseur depuis la prison du Père La Combe. Je le nommai. C'est un fort homme de bien qui m'estime môme. Cependant la frayeur avait tellement saisi tous mes amis... que ce bon religieux.,, me renonça, disant qu'il ne m'avait jamais coU' fessée et qu'il ne me confesserait jamais ^

Renier un ami contre qui les puissants s'acharnent — }ion novi hominem — c'est une méthode. Saint Pierre ne l'avait pas inventée. Elle a cours aujourd'hui encore. En voici une autre. Fénelon, sur la fausse nouvelle qui lui était venue de la mort de M'"* Guyon, écrit à l'abbé de Chantérac (16 janvier i699):

On mande de Paris que madame G^yon est morte à la Bastille. Je dois dire, après sa mort, comme pendant sa vie que je n'ai jamais rien connu d'elle qui ne m'ait fort édifié. Fùt-elle

1. la vie de madame J.-M.-B. de la Mothe Guion, écrite par ellemême — Cologne, chez Jean de la Pierre, 1720, t. III, 45.

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