Ib., G., V, p
J'avoue qu'en ces deux endroits i! semble favoriser la tradition; mais je soutiens en même temps qu'il le fait frauduleusement et malignement ^
On a cette obligation à notre auteur et à ses semblables qui réduisent l'incrédulité en méthode, et mettent encore en français cette espèce de libertinage afin que tout le monde devienne capable de cette science 2.
Parlerait-on autrement de Voltaire ?
Que Fénelon n'ait pas été traité par Bossuet avec plus de charité ni plus de justice, la chose nous est déjà plus qu'évidente. Au lieu de citer quelques textes détachés, il me semble néanmoins utile de fixer les réflexions du lecteur sur l'insinuation, plus ou moins enveloppée, plus ou moins voulue, mais toujours présente et limpide qui donne à l'ensemble des écrits de Bossuet sur «la querelle des faits », un caractère particulièrement regrettable.
Dès 1697, la résolution de l'évêque de Meaux est prise, ruiner la personne de Fénelon pour écraser plus sûrement les Maximes.
Il sera temps de le ménager pour sa personne quand on aura foudroyé une doctrine qui tend au renversement de toutes les prières et de toutes les conduites de l'Eglise (27 octobre 1697)3.
En conséquence, il expédie à Tabbé Bossuet le petit écrit latin dont j'ai déjà signalé l'importance et qui contient en germe la relation sur le quiétisme. J'ai dit aussi le dangereux succès de cet écrit clandestin laissé à la discrétion de l'abbé. Celui-ci n'aura dès lors de plus ardente ambition que de décider son