‹ Apologie pour FénelonChapitre 215 sur 250 · L., XXIX, pp · texte numérisé non relu

L., XXIX, pp

4. Ce dernier texte est capital. Ainsi, la relation dont Louis XlV

La preuve par acte, Bossuet ne doutait plus de laj tenir dans quelques jours, mais nous l'attendons en-] core. Quant à [^relation qui nous dédommagera de ce mécompte, on y travaille d'une telle ardeur et on s'en promet de tels résultats qu'elle ne tardera pas à paraître.

Le quietismus redivivus qualifiera bien, mais il faut auparavant faire Tample relation dont on est convenu [en effet la révélation des faits presse plus que V éclaircissement de la doctrine)... Il me tarde que la fle/aïion. paraisse. Travaillons pour Dieu (12 mai 1698)*.

Le docteur Phélipeaux, agent de Bossuet à Rome, se montre, pour la circonstance, aussi peu intellectualiste que son maître :

La déclaration du père La Combe et l'emprisonnement de quelques quiétistes {à Rome) font un bon effet et font plus d'impression que les meilleurs raisonnements (13 mai 1698)2.

Vous ne voudriez pas que Tabbé fût plus exigeant :

Qu'est-ce que le roi attend pour ôter à M. de Cambrai le préceptorat ? Cela produirait un grand effet et il est temps d'agir. Il faut dépêcher les relations, sans quoi elles viendront trop tard : les faits surtout sont très essentiels (20 mai 1698)3.

Votre oncle ne l'ignore pas, M. l'abbé :

La relation, wus écrit-il, est aussi nécessaire pour ici (Versailles) que pour \k{Rome). M. de Cambrai sera couvert de confusion (25 mai 1698) 4.

avait chargé Bossuet devait « prouver par acte » la liaison entre Fénelon et M™» Guyon. Comprend-on ce que cela veut dire ? Si la preuve « par acte », La Reynie aidant, avait été faite, la Rela. tion sur le quiétisme aurait donc été le récit d'un pareil scandale. C'est à ne pas en croire ses yeux.

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