‹ Apologie pour FénelonChapitre 227 sur 250 · Gaussade, pp · texte numérisé non relu

Gaussade, pp

rextrémité opposée... parce que... dans le cours rapide d( son éloquence naturelle, il avait souvent usé de certaines exagérations, dont les correctifs qu'il ne manquait jamais d' mettre, n'avaient pas été toujours bien aperçus par certains esprits K..

Pour toutes ces raisons, et bien d'autres encore,] le P. de Caussade s'est proposé de ne conserver de? l'œuvre de Bossuet que ce qu'elle contient de posi-j tif. 11 réduit ce livre de combat à ne plus être qu'un' paisible catéchisme où l'on s'occupe beaucoup moins d'attaquer la fausse spiritualité que d'exposer la véritable doctrine des nlystiques. Voyez, par exemple, comme l'auteur résume d'un mot tant et tant de pages écrites par Bossuet contre les quiétistes :

Je ne pensais pas qu'il fût si facile d'éviter le quiétisme... et je comprends qu'on ne peut y tomber à présent sans une extrême malice et sans une espèce de folie 2.

Ces mots vont loin, sous la plume d'un commentateur de Bossuet. Est-ce candeur, est-ce malice? Les deux peut-être. En tout cas, cette candeur devient héroïque lorsque le P. de Caussade, pour mieux établir le prestige de son auteur, n'imagine rien de mieux que de présenter M. de Meaux comme un excellent disciple de M. de Cambrai. Bossuet, écrit-il en effet, est un maître

à qui nulle des connaissances nécessaires en cette matière n'a pu manquer, puisque un grand archevêque, aussi savant dans la théologie mystique, tant par pratique que par théorie, lui avait fourni auparavant de longs extraits et de belles remarques sur les auteurs contemplatifs ^.

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