‹ Apologie pour FénelonChapitre 228 sur 250 · Ib , p · texte numérisé non relu

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LA RKVAiNCHE DU PUR AMOUR Mi

Nous savons à n'en pas douter le nom de ce grand inhevôque, et voilà qui suffit à venger Fénelon de IV'L range mépris qu'on professe pour lui dans certains manuels contemporains de théologie mystique. ('(Uébrer Bossuet aux dépens de Fénelon, c'est leur faire injure à tous deux. Ainsi l'estime du moins le P. de Gaussade, très savant lui aussi en ces liuitières, « tant par pratique que par théorie ».

La simple lecture que nous allons faire de cette Instruction (de M. de Meaux) nous donnera souvent occasion de remarquer avec une agréable surprise que pour le fond de la vraie spiritualité, ces deux grands prélats n'étaient pas si éloignés de sentiments qu'un certain public l'a pensé; ce qui paraît encore mieux par les livres posthumes de M. Bossuet et surtout par ses lettres de direction, à peu près semblables à celles du très illustre et très pieux archevêque de Cambrait

On peut démontrer, par un examen rapide et tout superticiel de la controverse, que le P. de Gaussade n'exagère rien quand il parle ainsi.

« Gar, après tout, de quoi s'agit-il? » — Je supplie le lecteur de ne pas se cabrer. Rien n'est plus limpide que ce que j'ai à lui dire, rien n'est plus digne de quelques minutes d'attention. Il s'agit de constater, de décrire et d'expliquer un fait constant, un phénomène quotidien dont nous avons tous fait l'expérience dans nos rapports avec nos amis, et que, la grâce aidant, nous pourrons éprouver, quand il nous plaira, dans nos rapports avec Dieu.

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