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intérieur » qui parle au plus intime de l'àme. Ainsi Fénelon :
Il ne faut point suivre son empressement naturel.
Tout le monde, croyant ou non, en peut din autant, mais voici que le souffle de la grâce épanouit] et attendrit cette banale sagesse.
Vous n'irez à la source du mal qu'en faisant taire souvent] votre esprit par le silence intérieur. Le silence d'oraison simple calmerait ce raisonnement si actif. Bientôt l'esprit del Dieu vous viderait de vos spéculations et de vos arrangements.] D'ailleurs ce silence qui rendrait la manière d'expédier 1( occupations extérieures plus courte, vous accoulumerait faire les aflaires même en esprit d'oraison ^ !
(( Les affaires », « l'oraison », il n*est pas besoin qu'on vous invite à admirer ce rapprochement si hardi et si juste. Il dit cela d'un ton si naturel, qu'on ne songe pas à s'étonner. C'est là une des grandes différences entre Bossuet et lui, entre la lumière des éclairs et celle des étoiles, entre le sublime éclatant et le sublime paisible et voilé.
Il ne change ni de méthode ni de langage quand il veut convertir un incrédule. Après saint Augustin, après saint François de Sales, il ne sait pas d'apologétique meilleure que celle du pur amour. La religion chrétienne, dit-il,
n'est que l'amour de Dieu et l'amour de Dieu est précisément cette religion... voulez-voussavoir comment cette science de l'amour s'apprend : on n'y pénètre point par des raisonnements subtils; c'est en mourant à l'amour-propre. Il faudrait, au contraire, mourir à soi, sans raisonner, pour voir le tout de Dieu et le rien de toute créature 2.