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intérieure, il le fait par raison et, je puis dire, <le mauvais cœur. Cela ne peut être pour lui qu'unÉI épreuve rare et passagère. Son expérience lui a appris que la foi et la bonne volonté du chrétien sont accompagnées « naturellement de goût, de déle( lation, d'agrément, de chastes délices ^ ». Sous celle plume qui ne bronche presque jamais, ce « naturel' lement » vaut un volume de théories et de confîj dences. Il ne ^'accoutume pas au vide et il s'anath< matiserait lui-même s'il y accoutumait ses pénitentes L'illusion pour lui, c'est de tant craindre l'illusioi recueil de la vie pieuse, c'est de paraître faire peu dl cas de ce que Malebranche appelle le « divin plaisir » de la grâce.
Tenez pour certain, écrit-il, quoi qu'on vous dise et qui que ce soit qui vous le dise, que les mystiques se trompent ou ne s'entendent pas eux-mêmes quand ils disent que les saintes délectations que Dieu répand dans les âmes soient un état de faiblesse ou qu'il leur faille préférer les privations, ou que ces délectations empêchent ou diminuent le mérite.
Pour le dire en passant, c'est toujours, toujours la même équivoque que nous avons relevée tant de fois. Parmi les créateurs de fantômes, nul ne l'égale. Non, les mystiques ne méprisent pas les saintes délectations, ils ne les disent pas imparfaites puisqu'elles viennent souvent de Dieu, mais ils prétendent qu'elles ne sont ni nécessaires ni toujours sûres, mais ils habituent les âmes à ne pas compter sur ce don éphémère et à pouvoir s'en passer quand Dieu