‹ Apologie pour FénelonChapitre 25 sur 250 · MADAME GUYON · texte numérisé non relu

MADAME GUYON

Jo n'avais nul fiel contre eux... je ne me suis jamais confessée à leur sujet (notez ce mot, un de ceux qui nous livrent une c\me . Il y a des esprits faibles qui disent qu'il ne faut pas croire que les gens fassent ce que pourtant ils font. Jésus- Christ et les saints se crevaient-ils les yeux pour ne pas voir leurs persécuteurs ? Ils les voyaient mais ils voyaient en même temps qu'ils n'auraient eu aucun pouvoir sur eux u s'il ne leur avait été donné d'en haut ». C'est ce qui fait que, aimant les coups que Dieu donne, on ne peut haïr la main dont il se sertpour frapper, quoique l'on voie bien quelle elle est».

Quand plus tard, parmi ces mains qui s'acharneront contre elle, nous croirons en distinguer une qui nous est particulièrement vénérable, nous ne nous crèverons pas les yeux, mais nous adorerons, nous aussi, la mystérieuse providence qui se sert quelquefois des saints eux-mômes pour faire souffrir les saints.

Enfin elle était bonne, humainement bonne ; je le prouverais sans peine, mais un texte me suffira.

Combien de fois aije fait mon repas de mes larmes quiparaisient les plus criminelles du monde! On disait que je serais mnée. Gomme si les larmes avaient creusé Tenfer! Elles raient plus propres à l'éteindre ^.

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