‹ Apologie pour FénelonChapitre 35 sur 250 · Traité de Voraison, pp. 18, 19 (l" édition · texte numérisé non relu

Traité de Voraison, pp. 18, 19 (l" édition

2. Cette lettre se trouve dans le même volume que celle à Innocent XI de eorrupta morum doctrina per casuistas. Ibid., p. 243. Notez ce rapprochement. C'est dans l'épltre à Innocent XI que Nicole a placé cette phrase savoureuse sur les casuistes : nec desunt iUis artes <juibus ipsam Summi l'onlificis censuram évadant, p. 233. Éluder, tourner, escamoter les constitutions pontificales, Port- Royal frissonne à cette pensée !

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nondes [ne tam spurcis imaginihus lectorum animi fseda-

Il continue sur ce ton et je me refuse à le traduire tam spurcis, etc. Que ne peut dire un bon janiiiste qui parle en latin et dans le tuyau de l'oreille i'évèque de Gastorie!

Nicole mort, écoutons son biographe.

Il réfute particulièrement dans ces deux derniers livres, le Père Guilloré, jésuite, auteur de plusieurs ouvrages de dévotion qui ont été imprimés plusieurs fois : on trouve, en effet, dans ces deux livres, la réfutation des dogmes capitaux du quiétisme que le jésuite a répandus dans ses écrits, tels que l'indifférence pour le salut. Les excès de ce Père auraient mérité d'être réprimés sévèrement... mais l'obscurité de l'auteur (réimprimé tant de fois!) les fit épargner : peut-être aussi craignait-on de faire trop connaître, par des censures, une corruption inouïe que l'on ne pouvait trop étouffer 2.

Une lettre janséniste inédite encore nous montre que, dix ans après cette bombe, on tirait toujours dans le même sens. On lit, en effet, dans les 71011velles ecclésiastiques de septembre 1688 :

Le Père Vautier, jésuite, est in pace. On lui reproche des conseils en pratique qui suivent naturellement la doctrine de jMolinos, dont on peut dire que Molina est l'origine.

Coup double, comme vous voyez : Molinos, disciple du jésuite Molina, et maître du jésuite Vautier. IQui doutera maintenant que la Compagnie soit mo-

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