Lettres (Lavallée), IV, p. 428 (à Noailles
tains malheurs. Il faut tâcher d'apaiser madame de Maintenon et lui dire la vérité i.
Ses imprudences à lui, s'il en a commis, furent élevées. « Il mourut poursuivant une belle aventure ». Quant à la vérité, M""" de Maintenon ne la veut point connaître. Ce dernier trait fixe sa honte en l'atténuant. Elle ne s'est même jamais douté qu'elle avait trahi ses amis. Jugez-en sur cette ligne magnifique d'inconscience cruelle, et si belle que Racine luimême n'eut pas fait mieux :
Ma destinée est de mourir par les évêques. Vous savez ce que M. de Cambrai m'a fait souffrir 2.
1. F., VII, p. 191. Cest le second des fameux mémoires écrits après la mort du duc de Bourgogne (15 mars 1712).
2. Geffroy, U, p. 18. La vengeance de madame de Maintenon a-t-elle une autre raison? Beaucoup de contemporains l'ont cru, et nous ♦"ouvons partout l'écho de ce bruit. Fénelon, consulté par Louis XIV,
urait pas approuvé la publication officielle du mariage. « M. de t^auibrai s'est brouillé avec madame de Maintenon, qui n'avait pas voulu consentir à l'exécution du traité qu'on prétend être entre madame de Maintenon et le roi, auquel M. de Paris et M. de Meaux ont donné les mains ». Lettre de Phélipeaux {qui ny croit pas^), L., XXIX, p. 181. « A la Cour — écrit la Palatine — on ne croit pas que l'évêque de Cambrai ait été éloigné à cause de ses doctrines, mais bien parce qu'il affermissait le roi dans la croyance qu'on pouvait sans péché tenir secret un mariage inconvenant, ce qui ne plaisait pas à tout le monde ». Lettres, loc. cit., p. 314 (mai 1711). Je n'ai pas à discuter cette question. Ce ne serait, en tout cas, qu'une raison de plus et qui ne ferait que donner plus de force aux autres.