‹ Apologie pour FénelonChapitre 50 sur 250 · L., XXVI II, pp. G · texte numérisé non relu

L., XXVI II, pp. G

Lies CUNFÉBENGES d'iSSY 99

1,0 bruit que cette affaire a fait et dans Paris et à la Cour, me lit voir que le roi en aurait connaissance et ne manquerait pas de m'en parler. C'est ce qui m'obligea à consulter pour être en état de répondre au roi *.

Allons, croyons-la, puisque aussi bien elle dit presque exactement à qui veut lire entre les lignes, une au moins des raisons de son zèle. Quant au référendum^ vous ne vous attendez pas, j'imagine, à ce qu'il déçoive le désir trop évident de M""* de Maintenon. On lui répond — et c'est parfaitement juste — que la doctrine de M'"' Guyon n'est pas sûre. Mais quoi ! Il n'est joie parfaite en ce monde. Un seul théologien manque à l'appel et cette abstention cause une étrange fièvre à la femme de Louis XIV. C'est M. Tronson, notre héroïque indécis, qui veut une triple évidence avant de condamner qui que ce soit. Il est vieux, il n'a pas le temps, ces hautes questions le dépassent, bref, il se dérobe. Si M""' de Maintenon n'a pas d'autre but que d'éclairer le roi, une réponse de plus ou de moins ne ferait rien à la chose. Bossuet, Godet, Bourdaloue, d'autres encore, Louis XIV n'ira pas demander : mais que pense M. Tronson? Mais encore une fois, vous oubUez qu'il faut que toute l'Église appuie ou les calculs, ou les scrupules, ou les décisions dogmatiques de madame de Maintenon. Celle-ci dépêche donc un ambassadeur à M. Tronson.

L'on n'a point été content de votre réponse — écrit l'évêque de Chartres au coupable — Voila plusieurs fois qu'on m'en

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