‹ Apologie pour FénelonChapitre 51 sur 250 · Geffroy, 1, p · texte numérisé non relu

Geffroy, 1, p

\()0 APOLOGIE POUR FKNELON

cela va de soi, sans avoir le choix de sa décision. On entend bien qu'il n'épargne ni M""' Guyon, ni Fénelon, et on le lui dit sans ambages.

Je crois, monsieur, devoir par iidélité pour vous (c'est-àdire pour vous sauver de la colère de madame de Maintenon : voilà un bel argument pour convaincre M. Tronson!) vous avertir de ce qui se passe, afin que vous écriviez nettement votre sentiment, si vous le jugez à propos, ou que vous épargniez moins vos amis qui vous iront trouver et qui paraissent vouloir déférer à vos sentiments*.

•Ah! vous pressez le bon vieillard. Ahl vous n'avez pas compris qu'il trouvait Votre zèle à tous un peu trop prompt et vos décisions téméraires. Eh! bien, puisque vous y tenez tant, il parlera. C'est fait! Il a décidé. Voyons si M'"' de Maintenon sera contente.

Je puis vous dire que (ces livres de madame Guyon) bien qu'ils me paraissent contenir plusieurs propositions qui, n'étant point suffisamment expliquées, pourraient avoir de mauvaises suites et faire de dangereuses impressions, je crois cependant qu'il est très important de les examiner à loisir et bien à fond pour ne se pas exposer à en condamner quelquesunes qui auraient été avancées par des auteurs mystiques reçus et approuvés dans l Église. Il y a même de ces propositions que l'on condamnerait d'abord comme hérétiques, ainsi que Ta fait Fauteur de l'un de vos deux avis, que l'on ne condamnerait PAS DE LA SORTE SI ON FAISAIT ATTENTION A CE QUI EST DIT AILLEURS...

il donne deux exemples de cette précipitation injuste, et il conclut :

Je crois que la prudence et l'amour même de la vérité demandent que j'attende à m'expliquera.

Qui ne voit que si ce prêtre admirable avait eu

Page 1