L., XXVIII, p
« Un grand zèle », à celte heure, M. de Cambrai nest donc pas seul à se remuer, si tant est qu'il se r«'mue.
D'autres encore se remuent. A la fin de cette même année 1695, Fénelon prêche pour la vêture ou la profession d'une carmélite. Quelqu'un est là, — ou (jiielques-uns — qui le guette. Le bruit court qu'il a prêché un sermon quiétiste. Ce scandale arrive jusqu'à Meaux. Bossuet s'alarme et demande des explications qu'on lui donne avec une soumission atlectueuse. Avons-nous tort de croire que l'ennemi n'a pas désarmé*?
M""' de Maintenon ne dort pas non plus et cela est grave, tellement grave que cela est tout. Avant tout le monde, elle s'est aperçu que les articles d'Issy ne suffisaient pas à la paix de FEglise. Rien ne sera fait aussi longtemps que Fénelon n'aura pas renié publiquement et la doctrine et la personne de son amie. Pour l'instant elle espère encore le gagner par la douceur. Elle va le prêcher elle-même. Enfln lassée par la résistance de M. de Cambrai, elle fera signe à M. de Meaux. C'est toute l'histoire du quiétisme.
Mais, encore une fois, qu'a-t-elle à se mêler de la conscience d'un archevêque, celui-ci ayant rassuré un tribunal de théologiens sur sa propre orthodoxie? De quel droit M""" de Maintenon se montre-t-elle plus exigeante que M. de Meaux, que M. de Chàlons, que M. Tronson? Elle est femme et n'est pas obligée de répondre. J'ai tâché plus haut de démêler quel-