FPNELON SE RÉSOUT A ÉCRIRE LES « MAXIMES
4 Fénploi) main|:eî)aî)t de se pren.dre d^ns l'engrenage, de faire le jeu de ses ennemis en écriy^n|) les Maxi?nes. Réalisez, je vous prie, les difficultés insolubles au ipilieu desquelljBs l^archevêqne de Cambrai se débattait pendant cette triste anjrjée J69l6, jet qijj Font amené à cette fatale imprudence.
Où ep était-il alors? Vojci l'adinirablp résume qu'il écrit lui-même, rappelant à M'"*" de ^Jaintenop Ips origines du conflit :
Vous passâtes ^pi^f \ cojip dan§ l'opinion contraire (au sujet de madame GjLiyon). Dès ce moment vous vous défiâte? de mon entêtement, vous eûtes le cœur fermé pour moi : des gens qui voulurent avoir occasion d'entrer en commerce avec vous (que ceci est bien vu I) let de se rej^dre nécessaires, vous firent entendre, par des voies détournées, que j'étais dans l'illusion et que je deviendrais peut-être hérésiarque. On prr^para plusieurs moyens de vous ('^branler ; vous fûtes
frappée ; vous passâtes de l'excès de simplicité et de confiance à un excès d'ombrage et d'effroi. Voilà ce qui a fait tous nos malheurs; vous n'osâtes suivre votre cœur ni votre lumière.
Je crois qu'il se trompe sur ce dernier point. Il ne peut pas, il ne veut pas encore comprendre qu'en les poursuivant tous deux. M"''' Guyon et lui. M'"*' de Maintenon suit son propre cœur. Tout le reste défie la critique la plus malveillante.
Vous voulûtes (et j'en suis édifié) marcher par la voie la plus sûre qui est celle de l'autorité. La consultation des doc-J teurs vous a livrée à des gens qui, sans malice, ont eu leurl prévention et leur politique. Si vous m'eussiez parlé à cœur} ouvert et sans défiance, j'aurais en trois jours mis en pai] tous les esprits échauffés de Saint-Gyr dans une parfaite docilité, sous la conduite de leur saint évêque. J'aurais fait écrire par madame Guyon les explications les plus précises de touf les endroits de ses livres qui paraissent ou excessifs oui équivoques. Ces explications ou rétractations, comme on voudra les appeler, étant faites par elle de son propre mouvement, en pleine liberté auraient été bien plus utiles pour persuader les gens qui l'estiment, que des signatures faites en prison, et des condamnations rigoureuses laites par des gens QUI n'étaient certainement pas encore instruits de la
MATIÈRE, lorsqu'ils VOUS ONT PROMIS DE CENSURER. Appès CCS
explications ou rétractations écrites et données au public, je vous aurais répondu que madame Guyon se serait retirée bien loin de nous, et dans le lieu que vous auriez voulu, avec assurance qu'elle aurait cessé tout commerce et toute écriture de spiritualité A.
Qui ne reconnaîtrait pas que ce plan était le plus conforme à la justice, à la charité, au bien de l'Eglise et à la prudence? On ne dira pas, j'espère, que Fénelon s'exagère sa propre puissance. Tout ce qu'il regrette qu'on ne lui ait pas laissé faire, il l'aurait fait, très certainement, sans la moindre difficulté.