‹ Apologie pour FénelonChapitre 69 sur 250 · F., IX, pp · texte numérisé non relu

F., IX, pp

LES « MAXIMKS » 153

Le malentendu do Saint-Cyr aurait été régie par lui, M je puis dire, en un tour de main. M'"^' Guyon ne lui aurait pas refusé ce qu'elle n'a pas refusé à M. Tronson. Je ne vois qu'une seule objection qui ait quelque apparence, à savoir l'extraordinaire enté- I ornent dont cette lettre est une nouvelle preuve. lA'pliquons-nous une bonne fois cet entêtement et nous verrons que l'objection n'a pas d'importance. Toute l'énergie de Fénelon se porte sur un seul point. Il admet, sans la moindre peine, que les livres de son amie doivent être expliqués, corrigés et rétractés. Il consent à ce qu'elle brûle ce qu'elle a écrit et promette de ne plus écrire. Ces livres l'occupent si peu ! Mais il se refuse absolument à reconnaître que madame Guyon ait jamais professé de cœur et d*esprit les erreurs que l'on reproche à ses livres condamnés, avec trop de rigueur peut-être — il le croit du moins — mais justement. Il y a dans ces livres des textes qui conduiraient logiquement à des conséquences dangereuses et qui, par suite, restent censurables. Mais cette théologienne aventureuse, Fénelon la tient pour bonne cathohque : il la croit orthodoxe, pieuse, sainte. Autant et plus que personne, elle déteste les abominations du quiétisme. Tel est le point sur lequel Fénelon ne capitulera jamais.

Est-ce là, comme tant d'ignorants le répètent, la fameuse et perfide distinction du droit et du fait, refuge suprême du jansénisme? Pas le moins du monde. Les jansénistes soutiennent un livre condamné, Fénelon une personne dont les intentions restent le secret de Dieu. Un livre, une personne.

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celpi f^jt flp,i:fx, qi^pj au'p|i puisse 41^6. Les jansénistpsDfétenttpnt : }.es cjncj propositions (condamnées pn (lyo'}l) DjÇ se Ifouvent pas ^ffPs VAugustinu^ (qjiie^f jpï} (Je fait) ; Fénelpii, au contraire : les proposfl^iorj^ cp|7§|Lfrées 3.e troiiyent dans les livres de JVf"'^ ÇrfjyQP (Ig 4roit,etle fait)ef ip ypus profnets ai: cettp fplTîffîp abandon rjera ses livfes. Acceptez la qij tipc|iof) j^pséniste : il si^jf, d^ j^pul^e évidence, m J'Pglise enseignante a les ipains liées devant n'jr ppfte quel ^vre. L'aiiteur poijrra toujours ['arrêt( d'nn popf ; j,e p'ai j*ien écrit de pareil ^ ce que voi rpe reprpchez. 4pc6pt6z au contraire la distinction dï Fénelon. Qi^,e s'ensuit-il? Rien de grave. Soumis à l'f]gli§e, l'auteur censuré condamne et retire son livre et promet ou de ne plus écrire ou d'être plus pru4ei>t s'il écrit jamais. Du najjfrage de son œuvre, \\ ne sai^ye que ses propres intentions. 1} T[\px\\ peut-êtrie. J^ajs cette dernière retraite de l'orgueil fiurpaip échappe aux perquisitions des hommes. Le pape Ijii-memp ne peut pas lui dire qu'il ment.

Telle «est la définition exacte dp Tentêtement de Fépplpn. Pour avoir le drpit 4^ l^i reprocher cette unique Résistance, yous devriez être sûr que les intentipns de IVI"^^ ^J^yon ont été n^auvaises, qu'elle a ypulji, 4.e |cœur Qt d'esprit, enseignpr le qujjétisme. Or de cela, vous ne serez jamais sûr. Laissez-le donc s'enf.etpr à son aise. Comme il le dit lui-même,

si c'est là un entêtement, du moins c'est un entêtement sans malice, un entêtement pardoni)able, un entêtement qui np peut nja^jre à per^(^p^je pi causer aj^puiQ çc^n(|ç^le ^

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