F., IX, p
160 APOLOGIE POUR FKNELON
Et il ajoute, car pour lui, concevoir un livre et récrire, c'est tout un :
Mon ouvrage sera prêt dans fort peu de temps *.
Du reste, rien n'est plus simple. Il suit une règle très sûre, les articles d'Issy, auxquels il ramène tout.
Je m'expliquerai si fortement vers le public, écrit-il un mois plus tard à madame de Maintenon, que tous les gens bien seront satisfaits, et que les critiques n'auront rien dire. Ne craignez pas que je contrediseM.de Meaux : je n'e parlerai jamais que comme de mon maître et de ses prop< sitions (les articles) comme de la règle de la foi. Je coi sens qu'il soit victorieux et qu'il m'ait ramené de toute sortes d'égarements : il n'est pas question de moi... mai! seulement du fond des choses où je suis content de ce qu'il me donne 2.
M. de Cambrai s'en tenir aux articles d'Issy, mensonge nouveau, ruse suprême, crie M. de Meaux! II n'écrit, il ne peut écrire que pour attaquer les articles dlssy, que pour les tordre à son propre sens, que pour exalter M"'^ Guyon et « remettre sur l'autel une idole brisée"^ ».
A quoi je réponds que ni la charité, ni la justice, ni la vraisemblance ne lui permettent de parler ainsi. Des intentions secrètes de M. de Cambrai, M. de Meaux ne sait absolument rien. La sotte ruse d'ailleurs qu'on lui prête! Dites plutôt : maladresse insigne. Quiétiste de cœur et d'esprit, Fénelon n'au-