‹ Apologie pour FénelonChapitre 78 sur 250 · F., IX, p. -n · texte numérisé non relu

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la preuve du vrai dans toute son étendue, Je bénis Dieu, je me livrai à vous avec toute la candeur d'un enfant... j'étais bien éloigné de soupçonner que vous voulussiez jamais renouveler des scènes odieuses, ni réveiller dans le public des idées qu'il était si important de laisser efTacer *.

Il n'est pas, il ne peut pas être douteux que Fénelon, en se rendant aux désirs de Bossuet, ait entendu collaborer à une œuvre pacifique. Je crois aussi — et en ce point je me sépare de Fénelon — je crois que tel était bien, au début, le caractère que Bossuet voulait donner à son œuvre. Pourquoi foudroyer de nouveau M"^® Guyon qu'il venait de condamner peu de mois auparavant, qu'il convenait de laisser oublier et qui n'avait rien fait, ni dit, ni écrit pour s'attirer de nouveaux coups ? En tout cas, de deux choses Tune : ou Bossuet a d'abord voulu faire œuvre pacifique, ou il a tendu un piège à Fénelon, en proposant à ce dernier de collaborer à une nouvelle condamnation de son amie. Après les déclarations cent fois répétées par M. de Cambrai au cours des années 1695 et 1696, la parole donnée par lui d'approuver un écrit de M. de Meaux ne pouvait avoir qu'un sens, celui que Fénelon lui-même vient de nous dire.

De bonne foi, que devait faire M. de C4ambrai, lorsque M. de Meaux, au milieu de 1696, lui fit passer le manuscrit de V bistructioti sur les états d'oraison^ lui rappelant en môme temps son ancienne promesse? Fénelon a promis d'approuver, c'est entendu, mais d'approuver autre chose. Le contrat est nul de plein droit. On se demande avec stupeur comment

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