I.RS DF.UX DUCS ET LES DEUX DUCHESSES
C'est-à-dire ce que la Cour a de plus rare. Vertu, noblesse, intelligence, tout ce groupe sur lequel Fénelon règne est admirable. Plus abstrait et plus raisonneur, le duc de Ghevreuse aide Fénelon et soutient M™« Guyon sur le terrain de la controverse. Beauvilliers, homme pratique, essaie de détourner, puis d'atténuer l'orage. Un à un les courtisans les abandonnent : la solitude se fait aussi autour des deux duchesses. On sait que malgré tout, et malgré M™« de Maintenon elle-même, Louis XIV garde i^a sa faveur à Beauvilliers.
L'abbk de Be.vumont, l'abbé de Langeron, Dupuy et autres parents ou amis de Fénelon dans l'entourage du duc de Bourgogne.
Ils font tous partie, avec les deux ducs et les deux duchesses, du même groupe indécimable. Pour satisfaire à la rancune plus que féminine de M™« de Maintenon, et pour bien montrer au Pape que M. de Cambrai est perdu à tout jamais dans l'esprit du Hoi. ces fénéloniens moins considérables seront tous chassés de la Cour.
Le p. La Chaise tient bon longtemps, puis capitule ainsi que le P. Le Valois, confesseur des enfants de France.
M"»" de La Maisonfort, peut être un des personnages les plus importants. Je dirai pourquoi.
A Rome
Innocent XII, obligé, très à contre-cœur, de se prononcer entre Bossuet, qu'il estime à sa valeur, et Fénelon, dont il est très sûr et que, sans doute, il aime davantage. On le voit hésiter jusqu'à la dernière minute, encourager les tentatives de compromis qui furent faites, atténuer enfin de son mieux le coup qu'il fut obligé de porter. Le 4 mars 1699, à la veille du bref, « le pape, raconte Phélipeaux, était si irrésolu et si effrayé qu'il envoya l'après-midi... chez Casanate (le cardinal
i. Correspondance, m, p. 152.