‹ Apologie pour Hérodote (volume 2)Chapitre 108 sur 223 · CHAPITRE XXXIV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXXIV

ekarinimi : didt enimAristotelesô. Topic. quod imago est eujus getieratio est per imiiaiionem, hinc est enim quod sanctus AugustinuSy etc. Et au sermon de sancto LauretttiOf Victoriam et honorem acquirit qui dut mu* nerOy Prwerh. xxii. Notate charissimi: dieit Arist. un. Ethic. quod laus et gratiarum actio dehetur danti a recipiente. Hine est enim quod sanctus Laurentius, etc. Or me fiât souvenir ceste alléguadon des éthiques, du théologien qui disoit que si les livres de la saincte escrîtnre estoyent perdus, on en retrouveroit une grand'partie es éthiques d'Aristote. Cela sçavons-nous que du temps de nos prédécesseurs es disputes de théologie, Aristote et les commentateurs d'iceluy estoyent plus souvent alléguez que les livres de la bible et ses expositeurs. Mais pour retourner aux façons de fûre de ces prescheurs, aucuns autres incontinent après le thème divisoyent la matière qu'ils avoyent à traiter, en certaines parties. Et la plus ancienne façon estoit de dire qu'une partie seroit allégorique, Tautre anagogique (i), l'autre tropologique : au lieu que pour parler plus véritablement, ils devoyent dire qu'une partie seroit morologique et l'autre mythologique. Aucuns commançoyent par quelques questions, aucuns usoyent de quelqu'autre entrée. Or pour venir à ce que j'ay promis de monstrer, à sçavoir comment ils accommodoyent ces contes : l'ordinaire estoit, pour appliquer à leur temps la doctrine qu'on devoit tirer du texte de la bible, d'user de certaines divisions, et puis amener sur chacun point tous les contes dont ils se pouvoyent aviser. Exemple, Barelete traitant ce passage, Quum hœc diceret, extollens vocem quœdam

(I) Anagogique — relatif an passage da sens littéral au sens spiritne], Uttré ne cite qu'un exemple de Voltaire. Tropologique = relatif à l'emploi du langage figuré, Littré ne cite qu'un exemple de Fénelon. Quant à morologique ^ il contient fiUipt^Cf fou.

mulieTy dicit^ Beatus venter qui te portavit^ un peu après vient à dire, Applica evangelium. De impedi" mentis confessionis erit sermo noster. In quo quinque impedimenta sunt videnda in prœsenti, Primum dicitur pudor propalandi : secundum dicitur timor recidivandi : tertium^ etc. Et puis il traite ces points Tun après l'autre, alléguant les sentences tant des auteurs ecclésiastiques que des profanes, et les exemples dont il se peut aviser, soyent vrays ou non, viennent à propos ou non. Comme, traitant le second, Una maxima est in theologia (dit-il) quod Deus novit amnia peccata no^ stra. Non débet peccator,etc. Un peu après, Opeccator, peccata tua sunt nota. Exemplo patetde abbate Paph" nutiOy qui ad Thaidem meretricem perrexit in Alexandriam, fingens se esse mercatorem : et ipsam invitât ad turpem actum. Quumque ad secundam et tertiam cameràm pervenissent, tandem ipsum conducit ad locum secret iorem. Possumus (inquit Paphnutius) vider i. Respondit, Nisi nos Deus videat, alius non videt. Credis, inquit, a Deo videri ? Immo, heu^ fiHa^ quantum debemus erubescere coram Deo, si erubescimus coram hominibus ? Compuncta et lacrymis plena, acceptis rébus suis quœ erant pretio quadringentarum librarum, in medio civitatis omnia consumpsit, invitans juvenes ad actum illum. Sanctus Dei ipsam conclusit in quodam loco, sigillans plumbo per annos très in pœnitentia. Ad propositum. Non erubescas confiteri, etc. Or quant à ce que j'ai dict qu'ils employoyent aussi les tesmoignages des auteurs profanes, il faut noter qu'ils ne s'en servoyent pas seulement pour prouver quelques sentences morales ou philosophiques, mais quelquesfois aussi pour prouver ce qui concerne nostre religion. G>mme le mesme prescheur Barelete sur ces mots de la vierge Marie, Beatam me dicent omnes ge^ nerationes^ dit que les payens mesmement, les Sybil-

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