CHAPITRE XXXIV 2l
stre Alexandre une pièce de chair pourrie (i), puis arec an'agniUe et du fil de soye (car il y a sericofilo) FKCOuatra la place. Et pourtant ne iaillit ce maistre Aleiandre après cela de quitter ceste mauvaise opinion, ▼oire composer un gros livre pour l'opinion contraire. Je laisseray les deux autres contes pour la fin du chapitre suivant. Or pour la fin il met ceste belle alléguation de laquelle j'ay parlé ci-dessus. Très sunt qui tesHmonium dant, scilicet virgini Mariœ, etc. Voilà donc comment il accommode ces contes, les ayant gardez pour la dernière et plus seure preuve. Car voici comment il avoit disposé ses argumens touchant ce point quod est concepta sine originali peecato : Primo, quia fuit a Deo prœservata : Secundo, quia hoc est per sacrant scripturam prœfigU" ratum^ ac per dicta sanctorum doctorum approbatum : Tertio, quia est exemplis prœnuntiatum ac confirmatum. Je monstreray encore ci-après comment ils se servoyent de ces contes en choses qui concernoyent le bien ou l'honneur de nostre mère sainct'église, ou tous les deux.
Quant aux contes qu'ils avoyent coustume de réciter
(ij Le Ducbat veut voir une allusion à ceci dans ces vers de J. Marot {Chant royal de la Conception de Nostre-Dame) :
Quant noble cueur qui d'or portoit une M En champ d'asur, luy ravyt une lame De son harnoys...
Alexandre Neckam, né à Hartfort, en Angleterre, vers i i5o, mourut en 1227. A sa requête pour avoir la direction de Técole de S. Albto. Tabbé Guérin répondit : 5f bonus es^ venias; si nequam, nequaquam. M. Th. Wright a publié quelques fragments de son poème Laus Divinœ Sapientiœ. Le n» 376 du fonds de S.-Germain de» Prés, où il se rencontre, contient encore des Carmina diversa, parm lesquels six fables qui ont été publiées par Robert, Fables inédites desiii'y xiii«et xiy siècles, i825. Le traité de Neckam, De nominibus mtensilium, existe dans le n» 900 du fonds de S. Victor ; il est plein de détails curieux sur l'ameublement d'une maison à la fin du xii« siècle.
ès presches qu'ils foisoyent sur la louange de quelque sainct ou saîncte, l'accommodation estoit telle qu'k chacune vertu qu'ils luy attribuoyent (or n'en oubtioyent-ils pas une s'ils pouvoyent), ils ajoustoyent pour un tesmoignage irréfragable, quelque conte ou quelques contes de ce qui avoit esté bict ou dici par luy.
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