‹ Apologie pour Hérodote (volume 2)Chapitre 162 sur 223 · CHAPITRE XXXVIII 3l · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXXVIII 3l

pourceau (i). Ce qui me fait souvenir de la Parisienne dont nous avons parlé ci-dessus (qui est encore en vie, si elle n'est morte depuis peu de temps), laquelle prioit un messire Jan de luy mettre en sa messe pour deux liants ou un douzain de S. Esprit (2). Mais si le

(i) Le Duchat tient i rappeler aussi S. Marcoul oa plutdt Marcalte, abbé de Nanteuil au diocèse de Coutances^ mort en 558. Le roi Charles le Simple, ayant reçu à Corbeny (Aisne), le corps de S. Marcoul, que la crainte des Normands y avait fait transporter de Nanteuil , le fit mettre dans l'église de S. Pierre et y fit bâtir un mona^ stère pour entretenir les religieux qui étaient les dépositaires de ces reliques. Cest i ce lieu qu'on rapporte Torigine du privilège accMdé aux rois de France pour toucher ceux qui étaient malades des écrouelles, contre le mal desquelles on réclamait l'assistance de S. Marcoul. C'est pour cela que les rois de France, au retour de leur sacre, allaient en pèlerinage à Corbeny. V Inventaire des Messes dit :

De Saint Marcoul la messe on chante

Pour le rat qui au grenier hante :

On dit qu'il guérit écrouélle

Ainsi qu'un maçon sans truelle.

Sur S. Antoine, voyez A. Maury, Essai sur les Légendes pieuses. Le porc, placé aux pieds d'un saint, signifie le démon et les voluptés vaincues.

(3) Rabelais, curé de Mendon,

Mariant à Lucas Jacqueline Bridon, Il la prit i l'écart et lui dit : * Jacqueline, I Ce n'est pas avec moi qu'il faut faire la fine, » As-tu ton pucelage ou bien ne l'as-tu pas? » — Oui, Monsieur, je l'a von. Dieu merci », lui dit-elle. « — Tant mieux », reprit-il, c si tu l'as.

• Quand on marie une pucelle,

• C'est aux Vierges avec raison

• Qu'on doit adresser Voraison ;

• Que si tu ne l'as pas, il faut changer de style,

• Cest à la Madeleine à qui l'on a recours,

• Autrement tu monrrois au plus tard dans huit jours.

» — Votre sarmon est inutile, » Je n'avon rien du tout à craindre sur ce point. « Dites sans barguigner la prière des Vierges, » Et je vous répon bien que je n'en mourron point. »

Pendant qu'on allumoit les cierges,

Pour ne rien donner an hazard

Dans une rencontre pareille, Jacqueline i son tour le tirant i l'écart,

Et lui chnchetant i l'oreille :

320 APOT.OGIE POUF HERODOTE

tcsmoignage di' ladicte bonne femme doit valoir, m'en rappone à coux qui sont mieux versez es légei des des glorieux saîncis : ne pouvant dire autre cho sinon que je pen« que ceux qui ont pourveu sain Clair ou saincic Claire de cesie office de gunrir les yeu ont eu esgard à rétymologie de leur nom (ainsi qi n'a-guère nous avons veu avoir esté faîct en plusieu auireil, car on ne sçauroii mieux guarir les yet que de les faire voir clair. Audemeurant S. Quent aussi esi du nombre des saincis qui ne jouissent p paiïiblemcnt de leurs offices et estais. Car il y a que ques autres sainas qui querèlent l'office de guarir i la toux, comme leur appartenant. Il y en 3 aussi q trouvent fort mauvais qu'on ait faict saincie Apoll nie (qu'on appelle communeement saîncic ApoUin guarisstuse de dens : et disent que S. Christophle < est le vray lT naturel médecin. Et quant à moy je lei donne ma \oi\, cl Ji que cest honneur appartient bea

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