CHAPITRE XXXIV 2o
^mm primogenitum prius occidit, et contritum susci- Umio restituit. Et sans cercher ailleurs qu'au présent Ihrre, on poarra Toir ci-dessus (au chapitre qui monstre les blasphèmes des gens d'église) combien de sortes de miracles luy sont attribues. Mais le bon est qu'au flMsme liyre plusieurs siens miracles ne sont tesmoignes que par le diable (tant se sont oubliez les malheorenx qui ont esté auteurs de ce livre) : plusieurs mm tant de luy que de ses compagnons ou disciples, ne sont fiûcts que par charmes et illusions de Satan. Ce qne toutesfbis n'est pas dict là, mais Dieu a voulu les récits estre fiucts en sorte, qu'on le peut aiseement ooodurre.
Or aYois-je délibéré de mettre ici fin à ce recueil des passages tirez des légendes : mais il m'est depuis souvenu de deux lesquels je fay scrupule d'omenre, estans pris dudict livre intitulé Conformité^ etc. Au fueillet72, Un aveugle touchant ses yeux du froc de frère François de Duratio, recouvra la veue. Au fueillet 74, Une femme de Thoulouze ayant esté travaillée du flux de sang par quatorz'ans, disoit en elle mesme, Hélas, si ft pouvois toucher le bord de sa robbe, je serois guarie, ce qui fut faict, etc. Au fueillet 64, Frère Benoist d'Arezze fut fort dévot envers S. Daniel, duquel le sépulchre est en Babylone gardé par les dragons. Lequel ledict frère désira voir. Ce qu'il ne put accomplir pour la longueur du chemin ; et pour la crainte des dragons et serpens. Adonc un grand dragon luy apparut, et le mettant sur sa queue, le porta droit audict sépulchre de Daniel. Alors ledict frère ouvrant le sépulchre, prit un doit (i) du corps de Daniel par dévotion : et le frère fut reporté en son lieu par le mesme dragon.
<i) Dans rinvcntaire de Clémence de Hongrie, doit a le sens de ^•tnc qai a pluticnrs pierreriet .
n que ce fut un ange de Dieu. Le mesmc mme un second Jonas, jeité en la mer en Ips de tourmente : mais soudain esiant envelapé ; petite nuée, il fui porté en paradis terrestre. Or l>ch et HMe le voyans, luy demandèrent qui iJ estoii. respoodit, — "Je suis le frÈre de sainct 0 Ce qu'oyaos Elte et Enoch dansèrent de r tout ledict frère. De là il fut mer par une petite nuëe. Ce que les is, furent merveilleusement eslormci.
r k frère Juniperus, au fueillet ot, 1 affermé par frtre Jan Des valées qu'il sentoit ur ei la venue dudict Juniperus de douze lieues Kt faut noter que je mets douze lieues à bon ■ : cur il y a au Latin, Hujus adorem seu adventum r Johanties De vetilibus dixit se sensisse pervigin- I miUiaria. Item le mesme frère Juniperus ainsi ne il faisoit par humilité ce qui a esté raconté i fut-il trouva jouant par humilité avec