‹ Apologie pour Hérodote (volume 3)Chapitre 111 sur 221 · CHAPITRE XXXV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXXV

ger, c'est à dire d'un autre tribu, à-sçavoir à Josué. Ils ont aussi force questions curieuses touchant Jésus Christ et la vierge Marie, lesquelles ils prennent des docteurs qu'ils nomment contemplatifs (du nombre desquels estoyent Landulphus et Bonaventura), Comme, A-sçavoir-mon si Jésus Christ a ri. Olivier Maillard (i) respond de l'autorité de Landulphus, qu'il a souvent pleuré, mais jamais n'a ri. Et au passage mesme où il dit cela, il ajouste plusieurs autres curiositez touchant la robbe que portoit Jésus Christ : à-sçavoir qu'ell'estoit de couleur de cendres, ronde tant par haut que par bas, ayant aussi les manches faictes en rond : et des bordures par bas, à la fieiçon des Juifs; et que ceste robbe estoit &icte à l'aiguille, de la main de la vierge Marie : et qu'à mesure que Jésus Christ croissoit, sa robbe croissoit aussi : et qu'elle ne s'usoit point. Item qu'un an devant sa passion il avoit accoustnmé de porter un'autre petite robbe sous ceste-ci. Menot d'autre costé tient pour résolu que Jésus Christ avoit la chamure fort tendre, voire si tendre que heurtant du talon contr'une petite pierre, il sentoit plus de mal qu'un autre n'en eust senti en la prunelle de l'œil. El voici la raison, quod corpus ejus fuit formatum ex purissimis sanguinibus beatissimœ virginis Mariœ, Aussi a-il falu sçavoir quelle a esté la plus grande douleur de toutes celles que Jésus Christ a souffertes. Et a esté trouvé que ç'avoit esté quand il entra au yardin à zi heures, et sua de l'eau et du sang en telle abondance qu'il y en avoit un petit ruisseau. Et com-

(0 « A propos de cène question de l'école : le Christ a-t-il jamais fi? Maillard s'écrie avec un poignant accent de douleur, après avoir CMBpté tOQs les maux auxquels l'incarnation avait initié l'homme- Diev. et qui sont comme Théritage fatal de l'homme : « Non. le Christ l'a finsais ri, mais il a beaucoup pleuré. » Ch. I^bitte. Revue de Paris, 1839.

ment l'a-on s;eu?On ne i'apas sceu par la contemplation des docteurs, comme le reste, maïs par ta révélation faicic il une femme déyote : laquelle en cest endroit a relevé de grand' peine lesdicts docteurs conlemplatifs. Ce n'est pas tout ; on est venu jusques à vouloir sçavoir comment cstoyent faicies les verges desquelles Jdsus Christ fut fouette en la maison de Pîlatc. hem combien il eut de coups. Item combien U y avoil d'espines en sa couronne. Et ont si bien con-* temple' aucuns docteurs qu'ils ont trouvé certaines nouvelles de tout ceci. Premièrement donc en chacun sion des verges estoit attaché un certain instrument trenchant en façon de rasoir. Quant au nombre des coups les contemplations ne s'accordent pas du tout. Car par la contemplation de quelques docteurs ne s'en trouve que cinq mille de conte faict : mais la contemplation de quelques autres luy en donne mille d'aruH tagc : qui disent qu'il en eut cinq mille mr le OMps, et mille sur la teste [i). Quant à sa couroiue, Boô»venture dit qu'il y avoit mille espfnet (a). Et qoellci sortes d'espines? Dicii Lyra (3) (dit Olivier Maillard,

(Il • Selon

PatsioH doulourtusf de tiostrt doulx SiHMirr,.. Parii, Jcb bcn, 1493, in-4: réédili! pir Pfignoi.

fil ■ Mille poinclurci, uloa MJnct Beniird et siinct Anielnie. • M. ibid. Voy. sur la couronoi dt Jfaïu-Chriil ; Gliucb, Diarrlaho de Jesv régis palieslis corona ipinea, Lipiix, i66t, ia-4;-- Prcnicl, Disierl. de corona Chritti. Willemb., 1679, ln-4-, — Mulltr, Dûtde ipiKis coroHa Chritti. ad Matth., XXVIi, 39, duii Theaur. theoL philolog. Anntc}., 1701, in-fol., t. II, p. i3o-i33; Schlicbter. Ots. de caroKii spinea ChrUti dans KS ÙeciM. mer. Brcmc, 1731, in-S, p. 115-119.

0) Cf. c. XII. p. 171 ; Nicolas naquil vers IJ70, i Lyre, prêt d'Evreui, et mourui i Paris en lî^o. Sts conlemporains eipriminDi

diilliliittliliililiilililli^^

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