CHAPITRE XXXVni ioj
noms des saincts et sainctes je n'accompli le rôle de la Kyrielle. Car il n'est pas question de les nommer seulement, mais faut dire quell' office ou mestier on a donné à chacun et à chacune, pour déclarer par quels moyens ils ont faict venir l'eau aux moulins des gens d'église. Lesquels premièrement je prieray de me confesser, sans se faire tirer l'oreille, qu'il y a grande conformité en plusieurs choses entre les dieux des ptyens et leurs benoists saincts, entre les déesses et leurs sainctes : non pas conformité de la part des vrais «ûncts et sainctes ( à-fin que mon dire ne soit point calomnié), mais de la part de leurs adorateurs. Car si on considère bien l'adoration des dieux et déesses par les payens, et l'adoration des saincts et sainctes par ceux de la religion Rommaine, on les trouvera fort semblables, hormis quant à la façon de sacrifier. Et qu'ainsi soit, comme les payens s'addressoyent à Apollo et à Esculape comme à dieux faisans profession de médecine et de chirurgie, les autres ne s'adressent-ils pas à S. Cosme et S. Damian (i)? Et S. Eloy, le sainct des mareschaux, quand il forge les fers ne tient-il-pas la
(i) t A Isernia, ville de la comté de Molise, il m tient tous les ans, le lyaepcenbre, une foire dans le genre de celles qu'on nomme en Italie Prriosa»^^ (Indulgences). Le lieu de la foire C5t sur une petite coflioe située eotre deux rivières, à un petit quart de lieue de la ▼ilk. Dana la partie la plus élevée de cette colline est une ancienne égibe, avec on vestibule, qu'on dit avoirappurtenu à l'ordre de Saint- Beoott. Elle eut dédiée à S. Cosme et à S. Damien. Pendant la foire, qui dure trois jours, on fait une procession à laquelle on porte les rebqiMs de CCS saints. Les habitans des environs, attirés par la dévotion et le plaîs;r, s y rendent en foule. Ceux Je chaque \illage ont un costiune partic.ilier : en outre. Ic^ jcutics filicii. Ie>i teinmcs marices et les fertmesde joie adonne di piaccrc' portent chacune un habit qui distingoe leur» divcr» états. Ce concours oïlie un spectacle trcs-varié. On voit dan^ la viKc JI<crnia, ain-^i que dans lo lieu où <e tient la foire, des hommes qui vendent do^ ti;;ares en cire, dont le*; Chrétiens font des offrandes a leurs saints comme les Pavens en laisaicnt à leurs dieux... ' Vov. la suite dans \)i\\durK:, Des Divinités ficncratrtccs. Pan*, ^^o^, in s-.
' .«.POUXUE POCB HÉRODOTE
:e i- DicjVolcaia? A S.George il) ne donnent les i.:r.^ qa'CM dooaon utdenncment b Marsl Sloji^ c<: ibai-A pas le pareil honneur que ir i liiKiyent an Dieu NqJtuneV S. Pierre, eni;
j e« le dieu Mercnrc Exilas enianc qu'eU'est ise Jcs i:*aoti, a*e5t-«Ile pas représentée |
,;: H:,:^rT. k ania (ks chasseurs? Lequel mesi j^^i iiTigne à saiov^ Eusacc par aucuns. Et qua û.i lEjiir une pean de lioo à laûtct Jcao Bapris :-^---iM> pour aovs remettre dei-ant les jtm H 5 \ ùii-on pas aussi en plusieurs lieux saïo hi-nne peinte arec une roue, comme on soûl ijre Fortune? Il y a bien davantage, c'est que si ■.t JUS fjbles escriles des <iicui, on trouvera