EN PLUSIEURS ACTES
OMMB nous voyons qu*aucuns po(ftes ont exalté les siècles passez et orné de grandes louanges, mesprisans cependant le leur : et qu'au contraire aucuns (pour un autre respect) ont faict conte du leur plus que de tous les autres précédens : ainsi tous les jours on peut voir les vieilles gens louer et priser grandement le bon temps qui estoit de leur jeun'aage, au pris de celuy où ils sont : au-contraire les jeunes gens ne faire estime que de leur temps. Que si d'autre-part nous considérons bien ce qui meut les uns et les autres à tenir tel language, nous trouverons qu'ils ont un mesme esgard.Car comme les poètes qui ont tant prisé et bonnoré Tantiquité, l'ont faict (ainsi qu'il a esté dict cidevant) pour raison de la preudhommie qui estoit lors beaucoup et sans comparaison plus grande, et ceux qui au contraire l'ont eue en mespris, l'ont faict pour cause de la lourderie d'alors : ainsi est-il certain que ce dont les vieillars de maintenant peuvent attribuer quelque louange à leur temps passé plus qu'à leur temps présent, est une plus grande preudhommie : et au contraire ce dont les jeunes gens ont occasion d'estimer le
klus que le passé, est une plus grande dexiériié,
j manière de vivre pluspolie. Surquoy si quelcun Igue que quand les vieilles gens parlent du bon lu'ils ont veu en leur jeunesse, ils ne l'cntens seulement pour la prcudhommie plus grande, issi pour autres choses, je confesseray cela estre nais ce sera ii la condition que luy de son costd Bnfcssera qu'ils ont toutesfois plus d'esgards h icelte Julie autre chose. Car quand Horace descrîvant les n vieillard, dit eair'aulres points.