‹ Apologie pour Hérodote (volume 3)Chapitre 95 sur 221 · CHAPITRE XXXni · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXXni

capit natura ipsius : et virgo memet virga. Dixitque Salome, Vivit Dominus Deus meus, nisi scrutata fuero naturam ejus, non credam quod peperit. Et ingrediens obstetrix'y dixit ipsi Mariœ^ Reclina teipsam, magnum enim tibi certamen incumbit. Quum autem in ipso loco palpavit eam Salome, egressa est^ dicens, Vœ mihi impiœ et perfidœ : quoniam tentavi Deum viventem. Et ecce, manus mea igné ardens cadit a me. Et flexit gemta ad Deum, et ait, Deus, etc.

Je laisseray lire le demeurant à ceux qui pourront aToir la patience de le lire, où il y a choses encore beaucoup pires en toutes sortes. Mais je prieray le lecteur de considérer comment le diable s'est mocqué évidemment de la Chrestienté en faisant publier ce livre, et a aveuglé les yeux de plusieurs. Car il Ta publié par le moyen d'un qui apertement s'est efforcé par ses escriu de Âiire une meslinge de la religion Mahométique, Judaîcque (si religions se doivent nommer) avec celle des Chrestiens : par un qui a presché publiquement et soustenu des hérésies lesquelles ne sont seulement pleines de blasphème, mais répugnantes à Hionnesteté. naturelle, voire des payens. Qui est cestuy-là? Guillaume Postel (1). Et comment (dira queicun) a-il esté possible que le livre venant de la

{1} « n suffit de jeter les yeux sur le Protévangile de S. Jacques poar toe oooTaiiiCQ que c'est ane pièce fausse. L'on ne peut pas néaoïnoios dire que Postel, qui l'avoit apporté du Levant, l'ait supposé, comme qoelquev-ans l'ont cm trop facilement : car Eustache, évêque d'Antiocke, «t plasieura autres écrivains ecclésiastiques en ont fait menâoo, et ils aona en ont même laissé quelques fragmens. J'en ai vu dc«x exemplaires mss. dans la Bibliothèque du Roy... Il est bon d'observer qu'on trouve dans les mss. les mêmes fables que dans rmpnmé. Si Postel s'étoit contenté de dire que cet Évangile, tout apocryphe qu'il étoit, a quelque autorité dans l'Église orientale, il ■'aaroit rien avancé que de véritable : car quelques Grecs semblent le fûre aller de pair avec les sermons de S. Ephrem. de S. Jean de Damas et de plusieurs autres Pères. » Rich. Simon. Nouv. obs. sur ie texte du N. Test., chap. 1, p. 4.

■our suspect, qui de soy-raesme le devoit estr uand il fust sorti de la main d'un ange? C'est e uoy nous devons congnoistre que le diable s'e: videmraeni mocqué de la Chresiienté, comme j'a ia, et a bouché les yeux h plusieurs de ceux mesm( ncnt qui devoyent estre les plus clair-voyans. st vray que je confesseray bien que la meschar etJ du susdict n'esioit pas alors si bien descouverl u'ell'a este depuis : mais elle l'estoit assez pou ongnoisire qu'il se faloii donner garde de luy. U ucl ]e laisscray comme estant (Dieu merci) assï ongnu pour le présent : et viendray au stile du i,;t livre. Je di donc et ïeus souslcoir devac Qutes gens qui ont quelque jugement en tellt hoscs, que plusieurs héhraismes que nous y lison: ont supposez, estans loutesfois meslez parmi autre ue nous sçavons estre vrays et ordinaires en I aincte escriture. Au demeurant quant à la simpli

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