‹ Apologies [microforme]Chapitre 6 sur 9 · PAUL MORIN · texte numérisé non relu

PAUL MORIN

Pégase, en terre canadienne, n’avait pas encore connu une pareille chevauchée de rythmes, et pour le conduire en plaines d’harmonie, un cavalier aussi volontairement élégant et capricieux.

Cette élégance et ce caprice, ‘“ondoyant et divers”, eurent les honneurs du scandale et de l’acclamation. Il n’en fallait pas davantage pour que ce fût le succès: du coup, M. Paul Morin atteignait à la renommée. Au-devant de cette jeune inspiration musicale et chatoyante, accoururent amis et indifférents d’hier; on fêtait la naissance d’un nouveau poète accordé aux couleurs et aux formes variées des choses. Un féroce classique, M. Jules Fournier, tout pétri de Veuillot et de M. Anatole France, se plut à emboucher la trompette. M. Marcel Henry, laudateur connu, en alla de sa petite glose enthousiaste et si pitoyablement humaine. Dans l’autre camp, celui des

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