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DOCTRINE PROPRE AUX VRAIS CONSERVATEURS

1° Explication abstraite.

La nouvelle synthèse peut être préalablement caractérisée d'après une suffisante combinaison entre les sept qualifications irrévocablement condensées sous le titre positif, qui désormais signifie à la fois réel, utile, certain, précis, organique, relatif, et même sympathique. Chacune étant spécialement comparée à la suivante, le premier couple indique les conditions fondamentales, le second les attributs intellectuels, et le troisième les propriétés sociales de la doctrine universelle; leur succession conduit à signaler sa source morale par l'acception finale.

Quoique la réalité semble d'abord suffire pour constituer la positivité , cette appréciation ne convient qu'au régime préliminaire, où le développement des forces théoriques exigeait que l'esprit scientifique abordât toutes

les questions susceptibles d'une vraie solution. Mais ,

dans l'état normal, l'utilité doit toujours compléter la prescription fondamentale, puisque la plupart des recherches vraiment accessibles sont essentiellement oiseuses. La philosophie pratique a, sous cet aspect , devancé la philosophie théorique ; parce que, la condition initiale s'y trouvant spontanément remplie, l'attention dut s'y concentrer sur l'autre, qui ne pouvait être abstraitement ^jpréciée avant notre pleine maturité.

^Malgré la tendance , trop fréquente encore , à confondre la certitude et la précision , le second attribut ne constitue que le complément du premier, qui doit également appartenir à toutes les conceptions vraiment positives, tandis qu'elles ne comportent l'autre qu'avec une inégalité réglée par leur propre complication.

Avant son extension décisive aux phénomènes sociaux, l'esprit positif s'était toujours montré profondément organique; aspirant partout à construire, il n'écarta les causes qu'en y substituant les lois, sans développer, en aucun cas, un caractère directement critique. Mais cette aptitude s'est surtout manifestée depuis qu'il a saisi son principal domaine, en réparant les ravages que l'impuissance théologique et la discussion métaphysique avaient fait graduellement subir à l'ensemble dénotions sociales. Le caractère relatif , partout inhérent à sa tendance organique, a dû spécialement prévaloir dans sa construction de la philosophie de l'histoire, nécessairement incompatible avec la nature absolue de l'ancienne synthèse.

D'après l'intime connexité de ces deux propriétés, on peut apprécier comment elles se lient à la qualité finale, seule contestée aujourd'hui chez les positivistes incomplets. Car on ne saurait davantage rester relatif sans

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